mardi 19 octobre 2010

Un garçon palestinien renversé par un colon interrogé par la police

Extrait de la dépêche AFP [Lien - AFP - Un garçon palestinien renversé par un colon interrogé par la police] : « Imran Mansour et son camarade Iyad Gheit, 10 ans, se tenaient sur la route, au milieu d'un groupe de jeunes manifestants masqués qui jetaient des pierres, lorsqu'une voiture sortant d'un virage a foncé sur eux, ont raconté des témoins et un photographe de l'AFP présents sur les lieux. »

[…]

Le chef de la police de Jérusalem, Shmulik Ben Ruby, a identifié le conducteur comme étant David Beeri, le dirigeant local d'un mouvement radical de colons juifs, Elad, qui milite pour la colonisation juive dans la Vieille ville et à Jérusalem-Est, annexée et occupée depuis 1967.

"M. Beeri a été interrogé sur cet incident le 8 octobre et relâché ce même jour", a indiqué M. Rosenfeld. »

Droits d'image - Activestills

Assurément jeter des pierres sur des voitures de colons est un acte dicté par la rage, insensé... Et foncer en voiture sur un enfant ? A qui devrait échoir le blâme ? Et encore quel euphémisme un blâme alors qu’il s’agit d’avoir reversé un enfant ! Mais, il semble que non : la dépêche précise bien : « M. Beeri […] relâché ce même jour »

Alors attardons-nous un instant sur ces pierres. De toute évidence, elles ne seront jamais source de solution … mais quelle est l’origine de cette rage ? Pourquoi ces gamins de Jérusalem-Est y ont-ils recours ?

- Peut être parce que le maire de Jérusalem souhaite détruire 22 maisons au cœur de leur quartier [Lien – AFP - Le maire de Jérusalem veut relancer un plan controversé pour Jérusalem-Est]

- Peut être parce que : « des milliers de maisons palestiniennes dans la partie orientale de Jérusalem sont menacées de destruction car construites sans permis des autorités israéliennes. » [Lien – Nouvel obs.com - Trois maisons palestiniennes démolies à Jérusalem-Est]

- Peut être parce que des colons s’installent au cœur de quartiers arabe et s’entourent de milices privées qui n’hésitent pas à ouvrir le feu. [Lien – Le Point - Jérusalem: un Palestinien tué par un vigile chargé de protéger des colons]

- Peut être parce que Jérusalem-Est est déchiré par un mur qui désagrège tous liens entre la capitale revendiquée, ses habitants et les territoires palestiniens. Ce mur qui impose, par un état de faits, une impossible partition de Jérusalem. [Lien – OCHA (Bureau des Nations-Unies) - The Planning Crisis in East Jerusalem (Rapport sur Jérusalem-Est avec : carte du mur, des check-points, des destructions de maisons, ...) ]

- Peut être parce que les citoyens de Jérusalem sont largement discriminés [lien – Libération.fr - Nétanyahou martèle l’indivisibilité de Jérusalem] Extrait : « Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent la discrimination dont les Palestiniens de Jérusalem sont victimes dans les domaines du logement, des infrastructures et des services municipaux. »

- Peut être encore, … pour dix milles autres raisons aussi multiples que Gaza, les réfugiés, les check-points, les …

Alors oui, c’est vrai, il arrive que des Palestiniens se laissent aveugler par la rage … Mais en semant de telles injustices quels fruits espère donc bien récolter Israël ?

lundi 18 octobre 2010

Pour l'envoyé israélien à l'ONU, seule la paix peut arrêter la colonisation

Pour Monsieur Meron Reuben, ambassadeur israélien à l'ONU : seule la paix peut arrêter l’occupation. [Lien – AFP - Pour l'envoyé israélien à l'ONU, seule la paix peut arrêter la colonisation]. Il ajoutera : « Je ne crois pas qu'ils soient d'accord avec notre façon d'agir, mais ils comprennent certainement le fait que les colonies ne sont pas un obstacle pour le processus de paix et pas quelque chose qui va arrêter le processus de paix ».

Je me permets au sein de ma phrase introductive l’assimilation du mot "occupation" au mot "colonisation" car la colonisation n’est ni plus ni moins : « qu'un processus expansionniste d'occupation, qui consiste en l’établissement d’une ou plusieurs colonies par la mise sous influence étrangère d'autres territoires. »

Précisons encore que dans le jargon israélien le mot "occupation" est impropre car il fait pâle figure lors de négociations internationales.

Revenons maintenant à notre sujet : «seule la paix peut arrêter l’occupation » !

Pourtant, tout à chacun n’aura aucun doute du fait que c’est précisément l’occupation qui engendre le conflit.

Or d’après M. l’Ambassadeur, il faudrait en premier lieu faire la paix et par la suite (sans plus avoir aucun moyen de pression car la paix aura été signée) les protagonistes trancheraient de ce qu’adviendrait l’occupation. Curieuse approche !!

Voyons, M. l’ambassadeur prenez le temps de faire quelques analogies avec les autres conflits. Est-ce parce que l’assiégé accepte sans résistance l’occupation que l’occupant se retire ? Personne ne peut croire telle ineptie !

Cependant n’est-il pas vrai (et les exemples pullulent) que c’est à la suite de résistance que l’occupant se retire ? (Les procédés de résistance pouvant être très divers et peuvent ne pas recourir à la violence)

C’est pourquoi M. l’ambassadeur, conforté par d’infinies confirmations historiques, je me permets ce petit rectificatif :

« Seule la fin de l’occupation peut apporter la paix »

Prenez en note pour votre prochaine intervention à l’ONU …

dimanche 17 octobre 2010

Etre photographe et activiste : ActiveStills

ARTE, au sein de son émission Métropolis, consacre un reportage au collectif de photographes-activistes d'ActiveStills - Lien : Métropolis - ActiveStills

Ce collectif s’est donné pour mission de montrer ce que refoule la société israélienne, et que taisent les mass-médias : des instantanés des territoires occupés, la vie avec le mur – derrière lui et contre lui - l’évacuation des habitants en Palestine et en Israël, le quotidien des réfugiés dans les camps, la destruction des villages de bédouins... mais aussi la vie de réfugiés et de travailleurs migrants à Tel Aviv, les brutalités policières, l’ordinaire, la communauté homo de Jérusalem...

Plus de photographies sur leur site Internet : ActiveStills

mercredi 13 octobre 2010

Israël et sa quête de reconnaissance d’un état juif et démocratique

Dans le trop vaste bain de l’actualité israélo-palestinienne vient de manière récurrente l’idée de : "reconnaissance d’un état juif et démocratique".

Plusieurs points sont à soulever face à cet énoncé d’apparence sans grande importance mais pourtant à la fois plein antagonistes et dangereux.

- Premièrement il faut rappeler que l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) à reconnu Israël, le 09 septembre 1993 à Tunis (Lien - Le Monde diplomatique - Lettres de reconnaissance mutuelle échangées entre M. Arafat et Rabin). Pourquoi la Palestine se devrait-elle alors à nouveau de reconnaître une confession à cet état ? Demande t-on à la Palestine ou à un quelconque autre état d'entériner la confession d'un pays tiers. D’ailleurs historiquement Truman à reconnu l’état d’Israël à côté duquel l’adjectif juif n’était pas inscrit.

- Deuxièmement, en conséquence des règles de réciprocité communément en vigueur en matière de conflit géostratégique, pourquoi alors que l’O.L.P. à reconnu Israël, Israël n’a pour l’heure jamais reconnu la Palestine ?

- Troisièmement : Etre un état confessionnel et démocratique est un paradoxe absolu, dans la mesure ou cet état n’est pas totalement homogène. Il devra donc faire le choix d’être confessionnel et discriminant envers les individus n’appartenant pas à la religion dominante ou démocratique et se risquant au renversement un jour de la majorité gouvernante. (Lien sur ce blog - Etre un état juif OU démocratique...). De plus, pourquoi s’embarrasser de cette pompeuse formule : "l'Etat juif et démocratique d'Israël" si ce n’est pour apposer deux vœux à caractères contradictoires ? Un état démocratique ne se soucie guère de le crier à tout venant, par contre nombre d’états non-démocratiques usent de ce terme pour s’enorgueillir d’un principe bafoué.

- Quatrièmement, l’état d’Israël n’a de cesse d’appeler à sa reconnaissance, mais dans quelles frontières ? N’est-ce pas par la négociation que ces dernières devraient être établies pour qu’ensuite les protagonistes puissent définir un état en substance et non de principe ? Il serait bon de ne pas inverser le processus du bon sens. Quel inconscient prendrait le risque de reconnaître un état sans en connaître les limites ?

- Cinquièmement, Israël, tout à son habitude, se soucie fort peu d’avoir l’aval des dirigeants palestiniens pour mettre ses projets à exécution. C’est ainsi que le cabinet israélien a approuvé dimanche un projet d'amendement contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à "l'Etat juif et démocratique d'Israël". (Lien - AFP - Israël: le gouvernement a adopté l'allégeance controversée à "l'Etat juif").

Israël est face à un dilemme historique : Annexer les territoires sans leurs populations. Or aujourd’hui plus que jamais ce paradigme est insoluble les terres sont annexées mais tous les Palestiniens n’ont pas fuit lors des exodes massifs et contraints de 1948 et 1967 ! Pourtant Israël souhaite plus que jamais conserver son simulacre de démocratie pour faire partie intégrante des "grandes-puissances". Ainsi, par l’emploi de ces deux adjectifs : démocratique et juif, Israël espère gagner un peu de temps et continuer sa politique de ségrégation et d'annexions à peine dissimulée.

Parenthèse : Aveuglés par leur soutien inconditionnel à l’état d’Israël les Etats-Unis viennent d’inviter mardi l'Autorité palestinienne à : « formuler une contre-proposition à l'offre israélienne de nouveau moratoire sur les colonies en échange de la reconnaissance par les Palestiniens du caractère juif de l'Etat d'Israël. » (Lien - Reuters - Les USA invitent les Palestiniens à formuler leur propre offre)

La proposition Israël consiste, ni plus ni moins, dans ce cas de figure à prolonger un moratoire pour une éventuelle reprise de dialogue (dont l’issue est plus qu’incertaine) en échange d’un fait de terrain qui ne serait alors plus à discuter, alors qu’il s'agit précisement d'un des principaux obstacles des négociations (point qui d’autre part vise à bafouer les droits des citoyens arabes-israéliens et récuse le droit au retour des réfugiés)

Se prenant au jeu M. Yasser Abed Rabbo, un des dirigeants de O.L.P., a alors appelé mercredi l'administration américaine et Israël à "fournir une carte de l'Etat d'Israël qu'il veut que nous reconnaissions". "Si cette carte est fondée sur les frontières de 1967 et prévoit la fin de l'occupation israélienne de tous les territoires palestiniens occupés en 1967, nous reconnaîtrons Israël quel que soit le nom qu'il se donne, conformément au droit international". Bien évidemment le vice-premier ministre israélien, Sylvan Shalom, a immédiatement exclu tout retour aux frontières de 1967. (Lien - Le Monde.fr - Les Palestiniens demandent à Israël de proposer un tracé des frontières).

Alors, Messieurs des Etats-Unis quel crédit allez-vous accroder à la contre propostion ?

Pour prolonger la réflexion : Ce mois-ci le Monde Diplomatique propose un excellent article intitulé : « Un seul Etat pour deux rêves ». Extrait sur le site du Monde diplomatique.


mardi 12 octobre 2010

Israël, use de ses tribunaux militaires pour lutter contre des manifestations pacifistes

Israël continue sa lutte infamante contre les manifestants dénonçant le mur dit de "séparation". (Lien - AFP - Israël: un militant "anti-mur" condamné)

C’est ainsi qu’Abdallah Abou Rahma, détenu depuis décembre 2009, a été reconnu coupable mardi par le tribunal militaire de la prison israélienne d'Ofer, près de Ramallah de "participation à des manifestations illégales et non autorisées", ainsi que "d'incitation à des rassemblements illégaux".

Ainsi, selon la logique israélienne, il semble que manifester pour revendiquer son droit à accéder à ses terres est illégale…

La chef de la diplomatie européenne se dit "profondément préoccupée par le fait que le possible emprisonnement de M. Abou Rahma puisse être destiné à l'empêcher, ainsi que d'autres Palestiniens, d'exercer leur droit légitime à protester de manière non violente contre l'existence de barrières de séparation".

Israël démontre encore combien son simulacre de démocratie est gangrené et l’Europe encore une fois s’indigne de manière feutrée …

Plus d’informations sur ce blog à propos des manifestations de Bil’in :

- Tsahal déclare deux villages de Cisjordanie : "zone militaire fermée"

- Bil'in,... ou la quête de justice

jeudi 16 septembre 2010

Des procès à l'encontre de citoyens appelant au boycott des produits israéliens

Les campagnes d’intimidation à l’encontre des consommateurs boycotteurs se multiplient en France ; d’autant plus que ce comportement citoyen responsable met en exergue le fait que notre état ne se refuse toujours à appliquer les traités européens et internationaux sur le sujet – [Lien : Que doit faire la France face à la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie ? de Ghislain Poissonnier, magistrat et Pierre Osseland, avocat]

Ainsi, à Mulhouse, 5 personnes sont poursuivies pour avoir appelé à boycotter les produits israéliens. [Lien - Dernières nouvelles d’Alsace - Boycott de produits israéliens : le procès renvoyé au 29 novembre] Certains élus (dont un maire et un sénateur), ayant le droit international à cœur, ont même demandé à être « co-inculpés». [Lien – Journal l’Alsace - Cinq militants pro-palestiniens veulent être jugés ]

D’autres cas semblables suivront :

- Le procès en appel, de Sakina Arnaud le 24 septembre à Bordeaux.

- Celui de la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) et d'Omar Slaouti (NPA) le 14 octobre à Pontoise.

Toutes ces actions sont menées alors qu’en parallèle Israël refuse toujours de se conformer aux règlements relatifs à l’origine de ses produits.

Aussi, boycotter semble, de facto, totalement légitime en vertu du fait qu’Israël manipule les certificats de provenance des produits. Il est impossible pour le consommateur de savoir s’il s’agit d’un produit issu des colonies et donc importés en toute illégalité en Europe ?

Mais plus généralement l’action de boycott trouve ses racines, dans des préoccupations d’ordre moral et c’est pour marquer sa désapprobation envers l’état d’Israël qui bafoue quotidiennement les droits de l’homme et le droit international que le consommateur refuse ces produits éthiquement non-compatible.

Archives sur le sujet au sein de ce Blog :

- Les produits des colonies épinglés par les partisans des droits internationaux (25 mai 2010)

- Un décret palestinien bannit les produits des colonies juives (28 avril 2010)

- Les importations de produits israéliens fabriqués dans les colonies sont illégales (10 mars 2010)

jeudi 9 septembre 2010

Etre un état juif OU démocratique ...

Un sondage dans le journal Ha’aretz (Lien - Poll: Half of Israeli teens don't want Arab students in their class) révèle que 64 % des adolescents israéliens affirment que les Israéliens arabes ne jouissent pas pleinement de droits égaux en Israël, mais 59% d’entre eux pensent qu’ils ne devraient pas avoir pleine égalité de droits !


En réponse à la question de savoir s’ils seraient disposés à apprendre dans une classe avec un ou plusieurs étudiants arabes, 50% ont répondu par la négative.

L'enquête a également révélé que 96% des répondants veulent qu'Israël soit un état juif et démocratique.

NDLR : Certes, mais cela ne peut être que théoriquement envisagé. En effet, un état défini sur un critère religieux et parallèlement démocratique est un paradoxe absolu. A partir du moment où deux individus (donc théoriquement reproductibles) ne répondent pas aux critères premiers (dans ce cas ci celui de la judaïté), la pérennité du caractère juif ne peut pas être assuré… Il le pourrait dans la seule mesure où l’on bafouerait les droits de ces individus en leur assurant des droits inférieurs ou restreints (soit des critères de discrimination).

Puisque qu’aucun état au monde ne peut prétendre à une homogénéité de sa population (Les états qui ont cherché à l’obtenir évoquent immédiatement d’obscures heures de notre histoire) de facto tous se sont trouvés face au choix suivant :

- Soit de la démocratie avec l’éventualité qu’une majorité soit un jour renversée.

- Soit de l’éthinicité, de l’ostracisme : Il s’agit alors réellement de l’affirmation de la suprématie d’une catégorie d’individus sur une autre et c’est donc la négation même de la démocratie. (Cette option pouvant être en pratique déclinée à des degrés divers de ségrégation)

Israël est face à des choix et des mots qu’il refuse depuis longtemps … mais l’équation initiale est pourtant fort simple !


mercredi 18 août 2010

Al-Walaja – Chronique d’un ghetto en construction

Le cas du village d’Al-Walaja a déjà fait l’objet de nombreux articles sur ce blog ; il s’agit d’un pittoresque petit village palestinien qui de part la construction du mur dit "de séparation" se verra privé de la majorité de ses terres agricoles et sera bientôt totalement cerné d'un abject mur de béton.

France 24 propose un court reportage sur le village intitulé : La bataille d'Al-Walaja

Plus d'informations à propos du village sur ce blog :

- Bâtir le ghetto d'Al-Walaja (30 juilllet 2010 - avec les photographies de la construction du mur et les tranchées réalisées dans les terres agricoles)

- Al-Walaja voit ses terres dévastées (26 avril 2010)

- Al-Walaja - Dire non au mur et aux confiscations de terres (18 avril 2010)


mardi 17 août 2010

Que doit faire la France face à la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie ?

L'intégralité de l’article sur leMonde.Fr - Que doit faire la France face à la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie ?

Extraits :

« L'article 49 § 6 de la IVe Convention de Genève de 1949 relative à la protection de la population civile en période de conflit armé (ratifiée par l'Etat d'Israël) interdit, en effet, à la puissance occupante de "procéder au transfert d'une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle".

[…]

En réalité, au-delà des discours et des vœux pieux, l'engagement des Etats, y compris celui de la France, demeure faible.

Pourtant, des mesures concrètes sont exigées par le droit international. En vertu de l'article Ier de la IVe Convention de Genève, chaque Etat partie à la Convention, qu'il soit partie ou non à un conflit armé, a l'obligation de "faire respecter" par les autres Etats son contenu.

Cette obligation implique celle de prendre, dans le respect de la Charte des Nations unies, toutes les initiatives et mesures visant à mettre fin aux violations du droit international humanitaire commises par une partie au conflit. Les juristes considèrent généralement que les actions qui doivent être entreprises pour "faire respecter" le droit international vont des pressions diplomatiques, politiques et économiques aux mesures coercitives (gel de la coopération, résiliation des contrats en cours, interdiction des transferts de technologie, sanctions, boycott, etc.) en passant par des actions menées en coopération avec des organisations internationales. […]

mardi 3 août 2010

Cisjordanie: 492 violations du «gel» de la colonisation

Le gel partiel de la construction de logements dans les colonies israéliennes de Cisjordanie décrété en novembre dernier a été violé à 492 reprises, selon un rapport de la Paix Maintenant, un mouvement opposé à la colonisation, publié mardi.

L’intégralité de l’article : Cisjordanie: 492 violations du «gel» de la colonisation – AFP (Sur cyberpresse.ca)

lundi 2 août 2010

Le ghetto de Bethlehem...

Est-il encore nécessaire de compléter ce lugubre constat ?

Je ne comprendrai jamais comment des hommes peuvent arriver à dresser d’aussi abjectes barrières de haines …

Et encore moins en ayant connaissance l’histoire si douloureuse du peuple qui aujourd’hui érige ce ghetto.










[ Palestine - Bethlehem - Juillet 2010]

samedi 31 juillet 2010

Droits de l'homme: l'ONU critique sévèrement Israël

Intégralité de l’article : Droits de l'homme: l'ONU critique sévèrement Israël – La tribune de Genève

« Les experts du Comité des droits de l'homme de l'ONU ont appelé vendredi Israël à se mettre en conformité avec les normes internationales en matière de droits civils et de mettre fin aux assassinats ciblés, à la torture et à l'impunité des forces de l'ordre et de l'armée.

[…]

Les experts onusiens, chargés d'examiner l'application de la Convention dans les Etats parties, ont également dénoncé "l'utilisation courante" de mesures de détention administrative sans procès, notamment d'enfants.

Ils ont également reproché aux autorités israéliennes d'imposer aux Palestiniens des restrictions de liberté de circulation dans les zones bordant les territoires occupés, de "fréquentes" démolitions de maisons et d'écoles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ainsi que des discriminations en matière de logement "favorisant de manière disproportionnée" la population juive dans ces zones. »

vendredi 30 juillet 2010

Batir le ghetto d'Al-Walaja

Al-Walaja est un petit village mitoyen de Beit-Jala. Ce village, bien que de taille modeste, est un obstacle à la construction du "Grand-Jérusalem". En effet, ce projet vise à rattacher l’ensemble des colonies du bloc de Gush Etzion (*plus d’information lien ci-dessous) à la municipalité de Jérusalem. Et puisque qu’Israël a toujours argué que personne ne pourrait entraver les constructions dans "leur capitale éternelle et réunifiée", l’ensemble de ces colonies se verraient de facto appliquer la même règle.

L’axiome est simple, il faut pour Israël s’approprier un maximum de terres, sans assimiler les populations arabes y habitant.

La solution pour Al-Walaja est donc de cerner le village par la construction du mur dit "de sécurité". Une fois la construction achevée, seul un check-point permettra encore aux habitants de regagner les territoires palestiniens et bien sûr tout passage dépendra de la volonté des soldats. D’autres part comme pour l’ensemble de ces petits villages, l’économie y est essentiellement agricole, hors toutes les terres seront de l’autre côté du mur, les paysans perdront donc leur moyen de subsistance.

Il faudra encore rappeler que ce mur est construit en usant d’arguments sécuritaires alors que plus aucune action de type kamikaze n’a été entreprise depuis fort longtemps alors même que ce mur n’est aujourd’hui achevé qu’au deux tiers. De plus l’argument de la sécurité prouve toute sa désuétude tant le mur s’éloigne de la ligne verte (ligne de séparation reconnue internationalement entre les territoires palestiniens et d’Israël) en calquant son tracé sur les aquifères de Cisjordanie, les terres fertiles, la localisation des colonies il est évident qu’il ne peut se justifie que par des motifs d’annexions. Enfin il poursuivra la division de la Cisjordanie en Bantoustans déconnectés entre eux et en proie aux aléas des check-point israéliens.

Ci-dessous les photographies réalisées le 28 juillet 2010 au sein du village d’Al-Walaja qui une fois la construction terminée ne pourra plus être mentionné que sous la triste appellation du ghetto D’Al-Walaja.

Plus d’informations sur le sujet :

- Article paru au sein du nouvel observateur : Walajeh, en Cisjordanie, redoute d'être encerclée par la "barrière de sécurité"

- *Qu’est ce que le bloc de colonies de Gush Etzion ? (Par Peace Now – traduit par ISM)






Les deux photographies ci-dessous témoignent des énormes tranchées (de plusieurs mètres de profondeur) qui serviront à cerner le village et qui sont responsables de destruction de nombreuses terres agricoles.



[Palestine - Village de Al-walaja et colonie de Har-Gilo - 28/07/2010]

samedi 24 juillet 2010

Manifestation contre l’annexion des terres du village Al-Ma’sara

Plus d’une centaine de personnes, Palestiniens, israéliens et internationaux ont participé à la manifestation d'Al Ma'sara en ce vendredi 23 juillet 2010.

Ce mouvement de résistance populaire non-violente a débuté en 2006 et à pour objectif de protester contre l’annexion des terres de huit villages environnants par la construction du mur de séparation et par la croissance constante de la colonie d’Effrat avoisinante.

Alors que les manifestants progressaient pacifiquement vers leurs terres, deux véhicules de l’armée se sont interposés et les soldats ont immédiatement brandi un ordre militaire stipulant que nous nous trouvions au sein d’une zone militaire fermée et que nous devions immédiatement rebrousser chemin. Dans les très courts instants qui ont suivis, les soldats ont commencé par appréhender deux journalistes (l’un de l’AFP, l’autre d’une agence de presse palestinienne) puis ont lancé de nombreuses grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène.

Une manifestante française a eu le lobe de l’oreille déchirée à la suite de l’explosion d’une grenade assourdissante au niveau de son épaule. Elle a été emmenée à l'hôpital où un éclat a dû être retiré de son oreille ; son audition est à l’heure actuelle en cours de test.

Sous la violence de l’assaut des soldats, les manifestants ont alors rebroussé chemin et c’est à quelques longueurs des soldats que discours, chants et revendications ont pu avoir lieu.

Plus d'informations sur les manifestations hebdomadaires à Al Ma'sara sur ce Blog :

- Resistance non violente à l'occupation - Al Ma'sara (16 avril 2010)

- Al Ma’sara – Manifestation de la résistance populaire palestinienne. (09 avril 2010)

- Al Ma'sara : Protestation contre les annexions de terres (19 juin 2009)
- Manifestation contre la construction du mur dans le village d'Al Ma'sara (2) (15 mai 2009)
- Manifestation contre la construction du mur dans le village d'Al Ma'sara (1) (01 mai 2009)



Les deux photographies suivantes témoignent du fait, qu'Israël (en tant que modèle de démocratie au Proche-Orient !!!) a, au préalable de toutes actions violentes, procédé à l'arrestation des photojournalistes présents.










[Palestine - Al-Masa'ra - 23 juillet 2010]

dimanche 11 juillet 2010

Manisfestation à Sheikh Jarrah - 09 juillet 2010

Comme chaque vendredi à Sheikh Jarrah des centaines de manifestants (Israéliens, Palestiniens et internationaux) sont venus protester contre l’éviction de familles palestiniennes de leurs logements au profit de colons israéliens. Cette action populaire non-violente a pour but d’enrailler l'expulsion programmée (et déjà réalisée en partie) de 28 familles, soit plus de 500 personnes.

Quatre de ces familles, soit environ 50 personnes ont déjà été jetés à la rue et leurs maisons sont désormais occupées par des colons.

Le but des colons israéliens avec la complicité de la municipalité de Jérusalem est d’établir une continuité de colonies israéliennes autour de la vieille ville de Jérusalem. (C’est dans ce cadre que s’inscrit également la colonisation et les destructions de maisons palestiniennes au sein du quartier de Silwan).

Quelques articles et photographies traitant de ce sujet au sein de ce blog :

- Expulsion d'une famille à Jérusalem-Est

- Droit de suite : Expulsion Jérusalem-Est

- Suite de l'expulsion de la famille Al-Kurd

- Manifestation contre les expulsions à Sheikh Jarrah (Jérusalem-Est)

Plus d’informations :

http://www.en.justjlm.org (site en anglais expliquant la situation de Sheikh Jarrah)


La photographie ci-dessous montrent des soldats tellement nerveux et agréssifs qu'ils doivent certaines fois être retenus par leurs propres collègues :