mercredi 14 mars 2012

Vernissage de mon exposition : "Un autre regard sur les terres de Palestine"


Je suis très heureux de vous conviez au vernissage de mon exposition photographique "Un autre regard sur les terres de Palestine" réalisée en partenariat avec la médiathèque de Pulversheim ce samedi 17 mars 2012 à 11h. (Voir flyer ci-dessous)

Par ces quelques clichés j'ai le désir de témoigner de cette belle Palestine méconnue, de coucher sur papier les joies d'un peuple trop souvent réduit (par effet "spectacle" de nos médias ou par simplicité) à une bande d'enturbannés suicidaires, d'être le témoin d'un quotidien simple dispensant son lot de joies et de malheurs.
Ainsi, ces 40 photos donnent à découvrir un autre visage de ces terres.
Bien sûr, pour éviter d'occulter tout un pendant de la vie au sein des territoires, cette sélection ne fait nullement l'impasse sur les souffrances réelles et profondes de ce peuple qui reste (qu'on veuille le voir ou non) sous le joug de l'occupant israélien.   

Cette exposition restera ensuite visible jusqu'au 17 avril 2012. 

mardi 21 février 2012

700 000 Palestiniens sont passés par les prisons militaires d'Israël


Petit focus sur la réalité des prisonniers palestiniens en Israël à l'occasion de l'arrêt de la grève de la faim du détenu Khader Adnane qui aura durée 66 jours et qui se termine ce mardi en échange de sa libération le 17 avril prochain.

1)  La détention administrative :
Selon la loi israélienne héritée du mandat britannique, la détention administrative permet de garder un individu en détention sans procès et sans qu'il ne puisse connaître les charges qui pèsent sur lui.
Le suspect peut ainsi être retenu jusqu'à six mois sans inculpation, renouvelable indéfiniment, par les autorités militaires.
A ce jour Israël maintient pas moins de 309 Palestiniens en "détention administrative"
Selon le rapport de B'Tselem, 86 détenus, soit environ 26% du total, ont été maintenus en détention administrative pour des périodes de six mois à un an, et 88 autres (28,5%) pour des périodes de un à deux ans. Pas moins de 16 Palestiniens ont été détenus sous ce régime pendant deux à quatre ans et demi, et un autre détenu a été incarcéré durant plus de 5 ans.

2)  20 % des Palestiniens séjournent dans les geôles israéliennes :
Quelques autres chiffres illustrant la triste réalité pénitentiaire israélienne (données extraites de la dépêche A.F.P : 4.000 prisonniers palestiniens, 309 détenus sans charge)
-      Un total de 4.357 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes (parmi eux, on compte 166 mineurs, dont 25 ont moins de 16 ans)
-          Selon des sources officielles palestiniennes six Palestiniens sont morts derrière les barreaux à la suite de complications liées à des grèves de la faim
-       Plus du tiers des prisonniers palestiniens 1 578 ont été condamnés à des peines d'au moins dix ans de détention, et 526 ont été condamnés à la prison à perpétuité.
-        Depuis la fin de la guerre des Six Jours de juin 1967, quelque 700 000 Palestiniens (soit environ 20% de la population des Territoires) sont passés par les prisons militaires d'Israël.

lundi 20 février 2012

Effacer l'existence même des Palestiniens


Dans un rapport intitulé : "Israël : Le gouvernement devrait cesser de restreindre le droit de résidence des Palestiniens" Human Rights Watch explique comment Israël procède depuis 1967 à l'exclusion arbitraire de centaines de milliers de Palestiniens.
Car, c'est Israël qui délivre les cartes d'identité et les permis de circulation aux Palestiniens. De facto, les individus "non reconnus" en sont donc privés et se voient dans l'impossibilité absolue de circuler entre la bande de Gaza et la Cisjordanie et complique même leur accès à l’Égypte (sachant que ce pays se base sur le registre israélien).
Ainsi ce rapport souligne que " […] certaines personnes ne sont pas autorisées à quitter ces territoires, tandis que d’autres n’ont pas le droit d’y accéder ; ces conditions ont mené à la séparation forcée d’un grand nombre de familles et occasionné pour la population palestinienne des pertes d’emplois ainsi qu’une entrave à l’accès à l’éducation "

- Le rapport intitulé : « Forget about Him, He’s Not Here :Israel’s Control of Palestinian Residency in the West Bank and Gaza» (« Oubliez-le, il n'est pas ici : Le contrôle par Israël du droit de résidence des Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza »)


mercredi 15 février 2012

Témoigner à ses risques et périls face à l'armée Israélienne


Dans son article intitulé : "Photojournalistes visés par les soldats de Tsahal lors des manifestations contre la construction du mur et la poursuite de la colonisation" Reporters Sans Frontières (RSF) dresse une liste accablante de journalistes victimes de violences perpétrées par l'armée israélienne. 

Malgré les demandes répétées d'enquêtes de la part de RSF, Tsahal ne procède qu'à certaines investigations et rétorque sans complexe le métier de photojournaliste comporte un certain nombre de risques qu’il faut assumer. 
Certes, affirmer le contraire serait naïf, mais au vu du nombre si important de photojournalistes blessés, on ne peut que se demander si les "risques" ne sont pas directement corrélés au fait d'être de gênants des témoins. 

Ainsi, le photographe israélien Mati Milstein s’insurge contre cette réponse de l’armée. Pour lui, il existe une nette différence entre être conscient des risques que l’on encoure sur le terrain lors de la couverture d’un événement et le fait de devenir la cible désignée de l’armée.

lundi 30 janvier 2012

Les candidats aux primaires républicaines (USA) s'en prennent aux Palestiniens

Il apparaît assez clairement que, malgré les nombreux espoirs suscités par son accession au pouvoir (portés tout particulièrement par de son discours du Caire le 15 juin 2009*), Barack Obama aura très largement déçu à propos du dossier israélo-palestinien.

Cependant tout semble indiquer que ses rivaux républicains, s'ils venaient à accéder à la maison blanche géreraient le dossier de manière autrement plus partisane.
En effet, deux des candidats favoris aux primaires républicaines multiplient les annoncent belliqueuses à l'encontre de Palestiniens.

- Mitt Romney a jugé jeudi lors d'un débat que Barack Obama avait "sacrifié Israël" avec sa politique, ajoutant encore que "dans les livres d'école, on enseigne comment tuer des juifs"
NDLR : Il s'agit là bien évidemment d'une niaiserie inqualifiable, qui révèle un parti pris assez sidérant.

- Son rival Newt Gingrich a réaffirmé que les Palestiniens étaient "un peuple inventé" et que ce peuple "était techniquement une invention de la fin des années 1970 et avant cela ils étaient arabes". 
NDLR : Ils semblent donc que les Palestiniens ne soient donc plus des arabes aujourd'hui ? … et qu'étaient les Syriens, les Libanais, etc… avant la création de leurs états propres ?
[Lien : USA: les conservateurs s'en prennent aux Palestiniens – lacote.ch]

De semblables discours sont de bien mauvaise augure pour ceux qui espèrent voir émerger une solution juste au Proche-Orient.

… Les élections ne sont cependant pas encore jouées !

* Extraits du discours du Caire: "Les Israéliens doivent reconnaître [...] que le droit des Palestiniens à exister ne peut être nier. Nous devons en finir avec la colonisation israélienne. [...] La seule solution pour répondre aux aspirations des deux côtés passe par deux Etats, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun en paix et en sécurité", Le Caire – 15 juin 2009 – Lien - Nouvelobs.com : Les contradictions de Barack d'Obama]

lundi 23 janvier 2012

5 broken cameras - 6 années de manifestations à Bil'in


5 broken cameras (extraits) est un film d'immersion au sein du quotidien d'un père de famille et habitant du village de Bil'in (lieu symbole de la lutte populaire palestinienne non-violente contre d'annexion des terres par l'entreprise de colonisation israélienne.)

Ce film est une synthèse d'images brutes (compilant 6 années de tournages … 5 caméras y resteront !!! ) témoignant des souffrances induites par cette lutte du vendredi (jour de la manifestation) mais très vite quotidienne en raison des actions de représailles et de dissuasions de l'armée.
 
Il a remporté de prestigieuses récompenses au Festival International du Film Documentaire d’Amsterdam (IDFA) fin novembre avec le Prix Spécial du Jury et le Prix du Public [lien : EuroMed Audiovisuel] et entre maintenant en compétition au festival Sundance (fondé par l'acteur Robert Redford) [Lien : Sundance film festival 12 – 5 broken cameras]

lundi 5 décembre 2011

Un "Gandhi" palestinien devant la justice militaire israélienne


L'article "Un "Gandhi" palestinien devant lajustice militaire israélienne" (lalibre.be - AFP) est un témoignage accablant du simulacre de justice dans lequel se pavane Israël... et met en lumière la manière abjecte dont elle fait condamner les leaders de manifestations populaires en territoires occupés.

Ainsi, lors du procès du meneur des manifestations organisées à Nabi Saleh (contre l'extension d'une colonie voisine) les témoignages à charge sont extorqués à un adolescent de 14 ans arrêté en pleine nuit et interrogé sans avocat ni ses parents qui s'est d'ailleurs ensuite rétracté.  
Un autre adolescent de 15 ans arrêté quelques jours auparavant dira au procureur "Ils m'ont forcé à dire que c'était Bassem".

On comprend mieux dès lors pourquoi dans un rapport annuel militaire cité par le quotidien Haaretz on peut lire que "les tribunaux militaires israéliens condamnent quasiment systématiquement (à 99,76%) les accusés palestiniens"…

Que pensez d'une justice qui obtient ses charges d'accusation de la sorte ?
Que pensez d'une justice qui condamne à plus de 99 % ?

Georges Clemenceau disait : "La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique." et ce n'est pas les faits ci-dessous qui lui donneront tort !!

mercredi 30 novembre 2011

Habitations palestiniennes détruites / Constructions des colons légalisées


Israël ne cesse de prétendre que les maisons des Palestiniens sont détruites pour la seule raison qu'elles sont érigées sans permis de construire. [Lien pour photos & Infos : Carnet d'occupation ]

Si cela était réellement le cas, les maisons israéliennes devraient a fortiori subir le même sort.

Or autorités israéliennes par la voix du porte-parole du ministère de la Défense, le 28 novembre 2011, viennent d'annoncer qu'elles légalisaient A POSTERIORI  la construction de plus de 100 unités de logements dans la colonie de Shilo, en plein centre de la Cisjordanie. [lien : Diplomatie française - Construction de nouveaux logements dans la colonie de Shilo en Cisjordanie (30 novembre2011)]

D'un côté on détruit, de l'autre on légalise ... Est-ce vraiment ainsi que doit procéder un état qui se dit démocratique ? N'est-ce pas une preuve manifeste de ségrégation ? 

Les informations relatives aux destructions de structures palestiniennes ci-dessous sont extraites du site d'information de l'ICAHD (The Israeli committee against house demolition)

Structures démolies :
En 2009 : 275
En 2010 : 439
En 2011 (jusqu'en octobre) : 486

Personnes déplacés (des suites de ces destructions)
En 2009 : 643
En 2010 : 606
En 2011 (jusqu'en octobre) : 887

mercredi 16 novembre 2011

Discrimination ethnique au grand jour en Israël.

Afin de démontrer par l'évidence des faits, le système discriminatoire opérant en Israël et au sein des territoires occupés, des Palestiniens sont montés à bord d'un bus réservé aux colons israéliens (sur des routes construites sur des terres palestiniennes).

Leur action s'inspire du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis et contre le système de ségrégation raciale (dans les années 1960).

Le résultat fut conforme à l'application des lois discriminantes régissant l'état d'Israël,… et les Palestiniens furent évincés du bus par les forces israéliennes.

- Photos : Chroniques de Palestine (Par Anne Paq)

lundi 14 novembre 2011

Israël muselle progressivement : justice, ONG et médias ...

L'article "Israël s'en prend aux ONG marquées à gauche (AFP par l'Epress.fr)"  est l'accablant témoignage de l'abandon croissant du caractère démocratique de l'état d'Israël.

Avec 3 cibles identifiées …et quelles cibles !  
-          Les ONG qui se verraient lourdement taxées si elles cherchaient à "influencer la politique diplomatique et sécuritaire d'Israël". Chacun mesurera toutes les interprétations possible du mot "influence".  
-          Le pouvoir législatif : Le parlement pourrait ainsi mettre son veto à la désignation de juges à la Cour suprême. C'est donc "la mise sous-tutelle" du législatif par l'exécutif.
-          Et enfin les médias pourraient être poursuivis grâce à un renforcement de la législation sur la diffamation pour : comportement jugé "antinational" ...

Justice, ONG, presse ... voilà les cibles de l'état prétendument seul démocratie du proche-Orient.

mardi 12 juillet 2011

Des manuels scolaires français modifiés sous pression d'associations pro-israéliennes

Après qu’Israël ait réussi à :
- Faire bloquer la flottille pour Gaza par le gouvernement grec
- Faire bloquer des centaines de voyageurs qui souhaitaient se rendre en Cisjordanie par des injonctions aux compagnies aériennes.

Voilà que des associations françaises (démesurément pro-israélienne) ont réussit à modifier le cours de l’histoire. Les faits historiques en question sont pourrant avérés par les célèbres historiens israéliens comme Benny Morris et Ilan Pappé. Mais leurs études ne semblent visiblement apporter une once d’enseignement à ces associations. Ainsi, selon de ses "révisionnistes" improvisés, les Palestiniens n’auraient pas été expulsés de l’état naissant d’Israël :
 « Ce sont les armées arabes qui ont appelé les Arabes de Palestine à s'enfuir. Tous ceux qui ont voulu revenir après la guerre ont pu le faire. C'est la Transjordanie, le Liban et la Syrie qui ont parqué les réfugiés dans des camps et les ont empêchés de revenir. Israël n'a expulsé personne. »
Et l’adjointe au directeur de la communication d’Hachette (Myriam Simonneaux) d’avouer que "oui", Hachette à pris en compte les plaintes de ses associations et en a tenu compte : « L'éditeur et l'auteur l'ont examiné de près et ont décelé sur deux pages des mots et des imprécisions qui peuvent prêter à interprétation. »

Un second article (Rue89): « Des difficultés d'enseigner le conflit israélo-arabe en France » de poursuivre
Extraits :
« Il aura suffi d'un mot, d'une phrase pour qu'une question d'histoire se retrouve censurée dans un manuel scolaire. […] Nakba : (“catastrophe” en arabe) expulsion de populations palestiniennes pendant la guerre israélo-arabe de 1948.
Cette précision reflèterait-elle une dérive dangereuse pour la liberté de l'enseignement de l'histoire ? C'est ce que semble penser depuis quelques jours plusieurs associations juives de France qui dénoncent une « idéologisation » selon Richard Prasquier, président du Crif, et même une « révision de l'histoire » selon l'association Europe-Israël. »

Pourtant comme le précise plus tard l’article :
« le document et le texte incriminés correspondent tout à fait aux avancées de l'historiographie israélienne elle-même. Les positions des « nouveaux historiens » israéliens qui avaient, voici une vingtaine d'années, mis en cause le discours officiel autour de la création d'Israël, en mettant entre autres en avant les conséquences de la guerre de 1948 sur les populations civiles palestiniennes, sont maintenant intégrées dans les milieux académiques israéliens.

Ce dernier extrait pourrait fort bien conclure le présent article :
« Il serait assez paradoxal que nous puissions en France rester dans un récit scolaire qui refuserait de transposer des savoirs universitaires stabilisés au nom d'une lutte contre l'« idéologisation » et le « révisionnisme ». »

dimanche 10 juillet 2011

Israël est-il au-dessus des lois internationales ?

L'éditorial du journal l'Alsace s'interroge la légalité des derniers hauts-faits d'Israël :
"Quelle législation permet à un État d’imposer à des autorités portuaires étrangères ou à des compagnies aériennes de bloquer des bateaux [NDLR : Décision grecque d’empêcher les bateaux de la flottille de regagner Gaza - Lien] ou de ne pas honorer des voyages vendus en bonne et due forme? [Lien - Les check-points d’Israël dans les aéroports européens]

vendredi 8 juillet 2011

Les check-points d’Israël dans les aéroports européens

Les compagnies aériennes continuent de se plier docilement aux injonctions israéliennes. Transposons une seconde la situation : La France établissant une liste de passagers israéliens indésirables, quel tollé se serait !

Et pourtant à cette heure : 
-          Une cinquantaine de voyageurs occupaient les comptoirs de la compagnie Lufthansa dans le terminal 1 de l'aéroport parisien de Roissy, vendredi matin 8 juillet, après s'être vu refuser l'enregistrement de leur vol car leur nom figure sur une liste envoyée par Israël de "personnes indésirables".
-          Plus tard, d'autres voyageurs refusés sur un vol Alitalia, manifestaient au terminal 2F.
-          A Genève, 50 voyageurs se réclamant du collectif français des "désobéissants" se sont vu refuser l'enregistrement de leur vol pour Tel Aviv par la compagnie Easyjet.
-          Jeudi, neuf passagers avaient également été refoulés d'un vol de la compagnie hongroise Malev pour les mêmes motifs.

-          Les soixante militants de l'association "Bienvenue en Palestine" qui devaient se rendre à Tel-Aviv à bord d'un vol Swissair dans le cadre d'une mission internationale sont bloqués vendredi matin à l'aéroport de Zaventem, a indiqué La Première dans son journal parlé.

Cette paranoïa israélienne se fait si pressante que même les médias israéliens commençaient à tourner à la farce grossière cette psychose israélienne :
-          La radio publique s'alarmait d'une une véritable "hystérie" des autorités,
-          Le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot titrait : "Nous sommes devenus cinglés", ironisant sur le fait qu'un "pays entier est sur les dents en attendant la venue d'une militante italienne octogénaire".
-          Un ancien porte-parole de l'armée, le député du parti centriste Kadima, a déploré pour sa part à la télévision que le pays continue à traiter comme une menace militaire des manifestations de civils non armés, telles qu'elles se produisent dans tout le monde arabe.

jeudi 7 juillet 2011

La mission : Bienvenue en Palestine

Pour commencer, quelques mots sur cette mission  Bienvenue en Palestine : Les quelques centaines de personnes qui composent le voyage souhaitent regagner les territoires palestiniens sans avoir à mentir sur le choix de leur destination (la Palestine) lors de leur arrivée à l’aéroport de Ben-Gourion.
Notons, pour information, qu’il n’existe tout simplement aucun moyen d’accéder à la Cisjordanie ou Gaza sans se soumettre aux contrôles des Israéliens : L’aéroport de Kalandia n’a quasiment jamais servi et est complètement détruit aujourd’hui, l’aéroport de Gaza a été bombardé par les forces israéliennes et les frontières terrestres avec la Jordanie sont également sous contrôle des forces occupantes* (*la vallée du Jourdain est à l'intérieur des frontières de 1967).

Donc la seule alternative possible est l’aéroport de Ben Gourion. Or, c’est une bien éprouvante première étape car les services israéliens tentent de déterminer les raisons de notre séjour "en Israël". Cette destination est cernée de guillemets, car bien mal avisé sera celui qui osera mentionner les territoires palestiniens.
Il devra courber l’échine ou faire face aux éternelles et toujours aussi creuses "security reason" et sera bientôt invité à reprendre place dans un avion pour quitter le pays sans délais.
En effet, malgré tout l’habit de modèle de démocratie dont souhaite se parer Israël, une bien triste sélection s’opère pourtant et interdit toute compassion ou forme d’amitié envers le peuple palestinien.
Aussi, le collectif "bienvenue en Palestine" tentera de briser cette humiliante loi du silence et cette négation de convictions : « Nous n'allons pas cacher le fait que nous venons rendre visite à nos amis palestiniens. Le gouvernement israélien n'a aucun droit de nous refuser d’entrer dans les Territoires palestiniens occupés, ont souligné les organisateurs. » [Lien - AFP - La police israélienne attend les militants pro-palestiniens à l'aéroport]

Mais, Israël non content de discriminer les voyageurs sur son propre territoire entreprend de déléguer maintenant cette opération aux compagnies aériennes et autorités des pays de départ. Et comble de l’absurdité ces derniers s’y plie docilement. Lien - AFP - La flottille bloquée, Israël écarte les passagers d'avion pro-palestiniens
Extrait : « Au moins neuf militants pro-palestiniens voulant embarquer à l'aéroport parisien de Roissy sur un vol de la compagnie hongroise Malev à destination de Tel Aviv via Budapest ont vu leur réservation annulée à la demande des autorités israéliennes, qui ont publié une liste de plus de 300 "indésirables".
Cette liste a été adressée aux compagnies aériennes pour les prévenir que les personnes citées ne seraient pas autorisées à débarquer et que leur retour serait par conséquent à leur charge. »

Un groupe quittant l’Alsace faisait parvenir ces quelques nouvelles en fin d’après midi :
« Nous venons d'apprendre qu'une vingtaine de passagers alsaciens et Suisses de la Cie Swiss Airlines partant de l'aéroport international de Zurich à destination de Tel Aviv pour se rendre en Palestine avec la mission Bienvenue en Palestine ont reçu un appel téléphonique de la Compagnie qui relaie un ordre du ministère de l'Intérieur israélien de ne pas embarquer sous peine d'être refoulés dès leur arrivée comme indésirable. »

Pourtant, comme le rappelle un des organisateur : "Le principe est de faire appliquer le droit international. Les Palestiniens n'ont pas les moyens de faire venir quelqu'un sur leur territoire sans l'autorisation d'Israël et pour nous c'est une violation du droit international", [Lien – nouvelobs.com - Après la flottille vers Gaza, l'opération aérienne vers Bethléem?]

Cette nuit risque d’être longue pour ces militants pétris de convictions, …

mercredi 29 juin 2011

Le journal l’Alsace se fait l’écho des Palestiniens de Gaza.

Dans son édition du 27 juin 2011, un article intitulé : "Le maire de Kaysersberg à bord de la flottille de la liberté." témoigne du courage de l’élu qui n’a pas hésité à embarquer à bord de la flottille qui doit rejoindre Gaza alors qu’en mai 2010 pas moins de neufs passagers avait été tués par l'intervention d'un commando israélien.   
Extrait : « Soutenue en France par 410 élus et responsables politiques, la campagne « Un bateau pour Gaza » a été rendue possible grâce aux 600 000 euros collectés depuis le lancement de la campagne le 26 octobre dernier, dont 30 000 en Alsace.
Au gré des escales, une quarantaine de personnalités (principalement de gauche) vont embarquer pour Gaza. Parmi elles, Henri Stoll, conseiller général EELV du Haut-Rhin et maire de Kaysersberg, qui devrait être le seul Alsacien. 

Le second article intitulé "Gaza vu de l’intérieur : le témoignage d’un médecin français" est consacré au chirurgien Christophe Oberlin, qui travaille régulièrement à Gaza depuis dix ans et qui témoigne de la situation dans l’enclave palestinienne.

Christophe Oberlin vient de publier Chroniques de Gaza retraçant certains episodes, rencontres, anectodes du quoditien à Gaza.  

Pour plus d'informations :