jeudi 9 juillet 2009

Saccage d'une librairie : quatre jeunes de la mouvance LDJ interpellés

Dépêche parue dans le Monde : [lien] - Suite de l'article du dimanche 05 juillet 09 paru dans ce Blog (Lien : Saccage de la Librairie Résistances à Paris)

Quatre jeunes de la mouvance de la Ligue de défense juive (LDJ), groupe sioniste connu pour ses actions violentes, ont été interpellés mercredi et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le saccage d'une librairie à Paris, a-t-on appris de source judiciaire.
Agés de 16, 18, 23 et 26 ans, ils ont été interpellés à Paris, Bagnolet (Seine-Saint-Denis) et Maison-Alfort (Val-de-Marne) et placés en garde à vue dans les locaux de la 1ère division de police judiciaire (1ère DPJ).
Ils sont suspectés d'avoir saccagé vendredi après-midi la librairie Résistances du XVIIème arrondissement connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne.
Selon la préfecture de police (PP), c'est le "travail en profondeur" de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) et de la 1ère DPJ saisie de l'enquête qui a permis "d'identifier extrêmement rapidement" les auteurs présumés" et de les interpeller.
Vendredi cinq hommes cagoulés et en jogging sombre étaient entrés dans la librairie armés de bâtons et de bouteilles d'huile.
Ils avaient cassé la caisse et les ordinateurs, jeté les livres par terre et vidé leurs bouteilles d'huile sur le sol.
La librairie visée, située près de la station de métro Guy-Môquet, a déjà fait l'objet de plusieurs attaques similaires, selon ses gérants.
Mercredi soir, plusieurs centaines de manifestants, selon les organisateurs, se sont rassemblés en scandant "dissolution de la LDJ!" et "Résistances vaincra" devant la librairie afin de dénoncer l'impunité dont bénéficient selon eux le groupe sioniste, a constaté un journaliste de l'AFP.
En apprenant l'interpellation de quatre suspects, les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs partis politiques et associations dont le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), les Verts, et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), ont longuement applaudi.
"S'attaquer à des livres, c'est inacceptable", a lancé Omar Slaouti, du NPA, qualifiant la LDJ de "groupe d'extrême droite".
Un texte de soutien à la librairie Résistances a été signé par plusieurs libraires parisiens et mis en ligne.
A la suite de cette nouvelle attaque, le Mrap avait une nouvelle fois réclamé mardi l'interdiction en France de la LDJ, qualifiée de "groupe d'extrême droite, laissé libre d'agir en France alors qu'il est interdit en Israël et aux Etats-Unis".

dimanche 5 juillet 2009

Un commando de la LDJ saccage la Librairie Résistances

Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile.

L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation israélienne.

La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.

La librairie Résistances ne se laissera pas pour sa part intimider par de tels voyous.
(Communiqué de la Librairie Résistances)

Librairie Résistances 4 Villa Compoint 75017 - Paris (M° Guy Moquet ou Brochant Ligne 13, Bus
Ligne 31 arrêt Davy-Moines)

jeudi 25 juin 2009

La France humiliée pàr Tsahal

Si le comportement de l'armée israélienne est absolument abject, les officiels français sont loin d'être en reste :
Publié dans : Libération
N° et date de parution : 8747 - 25/06/2009

lundi 22 juin 2009

Al Masara : Protestation contre les annexions de terres - 19 juin 2009

Comme tous les vendredis les habitants du village d’Al-Masara et des environs, les Israéliens ayant ouvert les yeux sur la politique de leur pays et des internationaux se sont retrouvés pour la marche de protestation hebdomadaire contre la confiscation des terres du village.
En effet, le "mur de séparation", qui en ces lieux est une clôture électrifiée annexe de très nombreuses terres agricoles. Or, de nombreux habitants de ces zones rurales n’ont comme seul moyen de subsistance l’exploitation de leurs terres.
Mais Israël continue inexorablement ces confiscations au profit des colonies qui chaque jour grandissent. D’ailleurs cette politique d’annexion, loin de s’arrêter conformément aux attentes internationales (et aux lois, est-ce bien la peine de le préciser encore ? ) se poursuit de plus belle. [Consulter la dépêche A.F.P. - 250 millions de dollars pour les colonies dans le budget]







mardi 9 juin 2009

Protestation contre la colonisation israélienne à Susiya

Malgré, les discours encourageants du président Obama, les faits en Palestine continuent d’être accablants. Ainsi, loin de démanteler les colonies sauvages (souvent qualifiée "d’Out post" illégaux par le gouvernement israélien) ces dernières continuent à se multiplier avec la bénédiction et toute la protection de l’armée. Rappelons brièvement que toutes les colonies au regard du droit international sont illégales. De plus il suffit que le gouvernement israélien décide que tel ou tel out-post soit légal pour qu’il échappe à son soit disant démantèlement programmé. D’ailleurs, le gouvernement du Premier ministre M. Netanyahu favorable à la colonisation annonce le démantèlement d’entre 20 à 30 out-post qu’il considère comme illégaux, alors que les mouvements israéliens comme "peace now" dénombrent eux plus de 120 out-post de ce type.
Ainsi pour protester contre, ces implantations qui ruinent tout espoir de voir un jour émerger un état palestinien viable des groupes d’Israéliens, de Palestiniens et d’Internationaux ont décidé samedi de mener à bien une action symbolique en établissant un "Out-post" palestinien en Cisjordanie (Certes, cela peut paraître un comble de devoir coloniser ses propres terres !!) … Evidemment l’armée n’a pas vu cela d’un très bon œil et a procédé, avec la violence qui lui est habituelle, à sa destruction et à plusieurs tentatives d’arrestations.
Il ne fait pas bon entreprendre des actions légales contre des gens qui soutiennent l’illégalité !!!

Première maison de l'out-post des colons de Susiya

Construction symbolique des militants d'un "out-post" palestinien en Cisjordanie

samedi 16 mai 2009

Manifestation contre la construction du mur dans le village d'Al-Masara - 15 mai 2009

Comme vous avez pu le lire au sein de l’article du 06 mai 2009 intitulé : "Manifestation contre la construction du mur dans le village d'Al-Masara" de nombreuses arrestations avaient eu lieu ; 7 personnes : 5 Palestiniens, 1 Israélien et 1 Anglais.
L'armée prétend que les manifestants arrêtés sont responsables des affrontements, qu’ils ont agressé des soldats et des policiers et détruit des biens militaires.
Evidemment il n’en est rien, toutes les vidéos de la manifestation le prouvent. Le juge a tranché en affirmant qu’effectivement les vidéos semblaient innocenter les accusés, mais que les propos des soldats ne pouvaient être erronés, les violences ont dû avoir lieux lors des mouvements de caméra.

  • L’Israélien et l’Anglais ont été relâchés dans la journée après s’être acquittés d’une amende de 1500 shekels chacun et ont une interdiction de pénétrer en Palestine pour 2 semaines.
  • 3 Palestiniens ont été libérés, après 12 jours de détention, moyennant 50 000 shekels de caution (au total), la cour devrait les juger la semaine prochaine.
  • 2 Palestiniens dont la cour a estimé qu’ils ne pouvaient être libérés sous caution sont toujours détenus. L’un d’eux devrait vraisemblablement être jugé prochainement. Le second sait d’or et déjà que sont jugement aura lieu dans 101 jours (ce qu’Israël appelle de la détention administrative).

L’ensemble des décisions de justice ne sont donc pas connues à l’heure actuelle.

Plusieurs personnes arrêtées (puis libérées après les 12 jours de captivité) ont fait état de menaces à leurs égards et de leurs très mauvaises conditions de détention : forcer d'adopter des positions douloureuses, les pieds et mains liées avec obligation de ne pas porter le regard sur leurs geôliers. L'un d'eux a même fait état de violences policières (étranglement) ; cette affaire est actuellement suivie par B'Tselem (O.N.G. israélienne militant pour les droits de l'homme au sein des territoires palestiniens).

Comme tout les vendredis depuis 2 années les manifestants du village et de l'extérieur ont voulu pousuivre leurs protestations pacifiques ; d'autant plus que cela pemettait d'éviter que la justice israélienne ne puisse penser qu’ils ont saisi LES fauteurs de troubles. Cependant plusieurs Check-point volants avaient été érigés sur la route qui mène au village de Al-Ma'sara et les soldats empêchaient systématiquement les Israéliens et les internationaux d’accéder au village prétextant que les conditions de sécurité ne le permettaient pas.
Ce vendredi 15, les taxis convoyant les manifestants ont effectué de vastes détours à travers les campagnes afin d’éviter les check-point volant à nouveau érigés.

De plus le village a fait l’objet de punitions collectives (qui rappelons-le, sont interdites par le droit international) ainsi 3 routes d’accès au village ont été obstruées par des monticules de terres et de pierres par les bulldozers de l’armée. L'armée espére ainsi drésser les habitants du village les uns contre les autres.

La manifestation a tout de même pu avoir lieu, sans violence aucune, malgré le fait que les soldats pourvus de toute leur arrogance habituelle semblaient exaspérés de ne point entrer en action.







Une des route d’accès au village obstruée par des monticules de terres et de pierres érigés par bulldozers de l’armée.

jeudi 14 mai 2009

Le Pape Benoît XVI viste le camp de réfugiés d'Aïda à Bethlehem

Extrait du discours du Pape pendant sa visite au sein du camp de réfugiés d'Aïda : "Soyez assurés que tous les réfugiés palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont constamment présents dans mes prières."
"Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes – pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels – il est tragique de voir des murs continuer à être dressés. Comme il nous tarde de voir les fruits d’une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix !"
Lien : La Croix - Discours du pape Benoît XVI dans le camp de réfugiés d’Aïda, à Bethléem

L'importance du cadrage : l'arrière plan se révèle être parfois riche d'informations ...

Serait-ce une colombe qui s'égare entre les drapeaux du Vatican et de Palestine ? Danses traditionnelles palestiniennes dans un paysage "traditionnel" de Bethlehem ... Les réfugiés du camp d'Aïda sont originaires de nombreux villages rasés (en 1948, par les armées et milices israéliennes) lors de la Nakba "la catastrophe" en langue palestinienne. Chacun des ballons ci-dessous représente un de ces villages anéantis. Cette symbolique est à la fois de deuil mais aussi de l'espoir qui anime le cœur de chacun des réfugiés à savoir : "QUE LES DROITS AU RETOUR PUISSENT ENFIN DEVENIR EFFECTIF APRES 61 ANS D’EXIL FORCÉ"

Les centaines d'enfants tenus à l'écart de la cérémonie attendent, non sans impatience, de pouvoir revenir investir leur triste lieu de vie : le camp ...
Un pays ... non / Un symbole ... certainement / Un jeu ... pour sûr !!!

lundi 11 mai 2009

Vous qui vivez dans le ghetto, faîtes nous, s'ils vous plait, le plaisir d'être discrets !

Cette fois il semble que les déclarations ne se fassent plus au conditionnel... Le Pape ne siégera pas sous l'ombre fraiche du mur de l'Apartheid.
Le souverain pontif déclarait : "Nous ne sommes pas un pouvoir politique mais spirituel qui peut contribuer aux efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens" ... Hé bien il semble que la spiritualité ne puisse s'exprimer en tous lieux ... N'y aurait-il pas une once de politique dans les pressions israéliennes ?
["En effet, les autorités israéliennes ont par ailleurs obtenu des Palestiniens qu'ils renoncent à leur projet initial d'accueillir le pape à une tribune construite pour l'occasion près de la "barrière de sécurité" israélienne dans le camp de réfugiés d'Aïda, près de Bethléem (Cisjordanie). Finalement, le souverain pontife sera reçu dans une école des Nations unies, selon le député palestinien Issa Karakeh, qui a fait état d'"une énorme pression israélienne".] Dixit l'A.P.




mercredi 6 mai 2009

Il ne faut pas que le monde sache que la ville de Jésus est un ghetto !

La pression militaire n’ayant pas opérer ces fruits … la pression politique prend le relais et visiblement cette dernière semble proche de porter ces fruits [NDLR : fruits amers] !
Les soldats étaient venus menacer les travailleurs, leur sommant de stopper la tribune qu’ils construisaient à proximité du mur. Rien ni a fait, les travaux se sont poursuivis de plus belle.

Israël, atterré par le fait que toutes les caméras du monde pourraient se braquer sur le mur de béton, haut de 7 mètres et truffé de miradors et détecteurs (rappelant à quiconque ayant quelques notions historiques de bien sombres périodes de l’histoire) tente de redoubler de pressions pour que le discours du Pape ne se fasse pas en ce lieu.

Et, comme d’accoutumé, il semble qu’ils soient prêts de réussir leur machiavélique chantage … Hier, Ma’an news Agency annonçait (toujours au conditionel) que le discours du Pape ne pourrait vraisemblablement pas avoir lieu en cet endroit.

Lien : Bethlehem: Pope visit venue may be moved away from separation wall




Manifestation contre la construction du mur dans le village d'Al-Masara

Comme tous les vendredis, les habitants d'Al-Masara se sont réunis afin de protester contre la construction de la clôture électrifiée (forme que prend en ce lieu le mur de "séparation") qui annexe d'or et déjà 30 % des terres du village et en annexera 30 autres pour cent une fois achevée.
Une bonne vingtaine de soldats israéliens, fort de leur arrogance et de toute la justice dont fait preuve l’état d’Israël, ont bloqué la progression de la manifestation à l'aide de barbelés à lames et jeeps.
Alors que les Palestiniens tentaient de faire connaître leurs mécontentements et de passer outre la ce barrage improvisé, les soldats ont répondu à coup de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et ont procédés à de nombreuses arrestations.
Il ne fait pas bon revendiquer l'accès à ses terres en ce pays soumis à la doctrine coloniale...










mardi 28 avril 2009

Les Palestiniens veulent recevoir le pape au pied du "mur"

Article de Mohammed Daraghmeh issu de l'A.P. [lien] et commentaires de la rédaction !

"Les habitants du camp de réfugiés palestinien d'Aida, près de Bethléem, veulent recevoir le pape, attendu le 13 mai, dans un lieu qui déclenche la polémique: il construisent une scène en plein air, tout près de l'immense mur de béton gris, section du "mur de séparation" construit par Israël qui les surplombe sur deux côtés.
Le camp d'Aida, où vivent environ 5.000 personnes, situé entre Jérusalem et Bethléem, existe depuis 1948 et la guerre qui a accompagné la naissance de l'Etat d'Israël.
Benoît XVI doit visiter ce camp le 13 mai, et les résidents expliquent avoir choisi cet endroit pour mettre l'accent sur ce qu'est leur quotidien sous occupation militaire israélienne.
Mais le gouvernement israélien a donné l'ordre d'arrêter la construction de cette scène, jugeant que sa proximité du "mur" pose un risque de sécurité.
[NDLR : En effet, le mur fait à cet endroit quelques 7 mètres de haut, la construction s’élève sur 1,5 m … Les Palestiniens, réputés pour leurs exploits en matière d’athlétisme, n’ont plus qu’à effectuer un saut de 5 mètres 50 ! ]
Selon le maire de Béthléem, Benoît XVI, qui est en Terre sainte du 8 au 15 mai, est censé y prononcer un discours et assister à un spectacle de danse folklorique.
Les travaux de construction du théâtre en plein air, d'une capacité d'un millier de places, devraient être terminés d'ici au 5 mai.
Mais les responsables locaux ont expliqué que des soldats israéliens avaient forcé la semaine dernière les ouvriers à quitter le site, mais qu'ils sont revenus et mettent les bouchées doubles pour finir à temps.
[NDLR : En effet, j’ai pu visionner quelques photos relatifs à cet évènement, les soldats ont mis en joue les travailleurs et leur ont distribué des ordres stipulant d’arrêter le travail !]
"Nous sommes déterminés à recevoir le pape à cet endroit, parce que cela résume les souffrances palestiniennes: le camp de réfugiés, le mur et la tour de garde de l'armée israélienne", explique Salah Taameri, gouverneur du district de Béthléem.
Pour Miki Galin, responsable militaire en Cisjordanie, outre la proximité de la barrière qui risque de poser problème au niveau de la sécurité, cet amphithéâtre est construit dans un secteur sous contrôle israélien et n'a pas les autorisations nécessaires
[NDLR : Les camps de réfugiés de Bethlehem sont donc dans un secteur de contrôle israélien ? Peut être auraient-ils donc dû faire passer le mur de l’autre côté du camp ? …Rappelons brièvement que l’ensemble des personnes qui y habite ont été expulsés par la force en 1948 et vivent maintenant dans les plus impropres parties du ghetto de Bethlehem, si Israël souhaite réglementer leurs droits à la construction, peut-être pourrait-elle envisager de les laisser regagner leurs villages natals ? ]. Et de se refuser à commenter la portée symbolique de l'endroit choisi par les Palestiniens.
Les discussions entre Israéliens et Palestiniens se poursuivent pour trouver un éventuel autre lieu où organiser le discours du pape, mais les responsables locaux notent que le mur est visible de partout dans le camp. [
NDLR : Etrange, le Pape ne peut-il donc pas être témoin des réalités endurées par la population de Bethlehem ? Les Israéliens auraient-ils quelques scrupules à présenter leur oeuvre d'Apartheid au reste du monde ? ]
"Le mur nous entoure comme une bague entoure le doigt", dit le député palestinien Issa Karakeh.

Osons les termes exacts ...

GHETTO ...
Enfermés ! … au sens propre du terme.

Est-il encore nécessaire de rappeler combien la ville de Bethlehem (comme tant d’autres cités palestiniennes) est un ghetto ?

Ceinturée d’un mur ou de clôtures électrifiées à voltage mortel.
Dont l'ensemble des axes d’entrée ou sortie est sous contrôle de l’armée occupante.
Soumise aux punitions de l’occupant : Destructions de maison, incursions nocturnes, emprisonnements quand il ne s’agit tout simplement pas d’assassinats ciblés, …
N’ayant aucun contrôle des ressources en eau.
Populations devant être munies d’autorisations délivrées par l’occupant sortir de l’enclave.

Ainsi, hier sans se donner la peine de donner une once d’explication, Israël a décidé de fermer les portes …
Plus aucun passage possible, portes de métal figé, Palestiniens et internationaux emmurés.

Si l’humiliation génère la paix, Israël s’en rapproche à grands pas !

mardi 10 mars 2009

On sait planter l’espoir … On s’est planté d’espoir

Entre les blocs de colonies de Jérusalem-Est,
A proximité d’un mur dit de séparation rejetant les populations arabes dans quelque pays imaginaire,
Main dans la main une poignée d’idéalistes, rêvant d’un monde ou tous les hommes pourraient s’aimer se sont rejoint pour planter des oliviers.

Israéliens, Palestiniens, internationaux, Arabes israéliens, juifs, chrétiens, musulmans, salariés, étudiants, volontaires, fermiers, … tous ont sué leur peine en espérant de cette terre naisse bientôt les fruits de cette fraternité.

Mais, cette action à un autre but. Israël a pris soin de conserver une loi ottomane stipulant que toute terre non cultivée pendant 3 ans peut être confisquée et déclarée « terre d’état ». Peu importe que cette terre soit dans un territoire qui n’est le leur … Cela fait fort longtemps que cet état bafoue toutes les lois internationales et résolutions du conseil de sécurité.
Ces terres à proximité de colonies sont d’autant plus vulnérables, car Israël risque d’annoncer ces terrains réquisitionnés pour des raisons de croissances naturelles.

Planter ces arbres montrent que cette dernière n’est pas délaissée, n’est pas à vendre ni à voler, n’est pas israélienne !!!




Au fond la colonie - sur la droite les barbelés du mur - entre nous !

Village arabe rejetté derrière la "cloture de sécurité" construite par le modèle de démocratie et des droits de l'homme au Proche-Orient



Je garde espoir en toi, mon petit ... ta croissance est une défiance ... ta survie est celle d'un peuple

samedi 21 février 2009

Bil'in, ... ou la quête de justice

Chaque vendredi, depuis 4 ans les villageois de Bil’in, soutenus par des internationaux et des israéliens (hostiles à la politique d’occupation de leurs dirigeants) manifestent pour obtenir que justice soit faîte.
Le mur de séparation (qui a cet endroit est une clôture électrifiée) a confisqué ou détruit plus de la moitié de leurs terres cultivables. Or, l’olivier est dans cette bourgade rurale le cœur de l’économie.
En face, les colonies ne cessent de grandir, sur ces terres confisquées. Pourtant en 2007, la cour suprême israélienne, plus haute instance du pays, a ordonné une modification du tracé du mur, les raisons de sécurités avancées par l’état israélien étant jugées erronées.
Malgré cela, l’armée ne s’est jamais pliée à cette décision. Les villageois continuent donc leur lutte, infatigables, irascibles, … C’est ainsi, que tous les vendredis ils se rassemblent, marchent à l’unisson, s’échouent sur cette infâme barrière, puis après de brefs échanges se replient en désordre sous les tirs musclés de gaz de l’armée (ou certaines fois de balles enrobées plastiques ou réelles), … Mais le vendredi suivant, leur troupe reviendra, poursuivant leur insatiable combat pour la justice.


De nombreux soldats, pourvus de leur arrogance habituelle, attendent les manifestants ... et leurs somment de quitter les lieux !


Très vite, des pluies de gaz lacrymogènes s'abattent sur les manifestants. Il devient impossible de respirer, d'ouvrir les yeux, la peau brûle...

Seuls les photographes équipés de masques à gazs peuvent continuer à documenter la situation.

Quelques gamins, s’échouent alors dans cette violence et use de leur fronde pour manifester leur colère ...


Les gazs provoquent de nombreux malaises, ...


"Maintenant, ils dansent ?"
Cela peut paraître surréaliste au vu des événements vécus. Mais non, il n'en est rien ...

Aujourd'hui, ils sont s'exprimés, ils ont fait connaître leur soif de justice, ils sont restés malgré les dangers, ils ne sont pas résignés à l'inacceptable et ils sont rentrés sans blessés ... Aucun doute, aussi spécifique soit elle, c'est assurément une VICTOIRE et ils la dansent avec un bonheur contagieux...

mercredi 18 février 2009

Ceux qui n’y peuvent rien : les civils

Jusqu’à présent j’évitais de vous soumettre un simple lien, sans que ce dernier n’ait pour objectif d’étayer mes propos.
Mais le document que je vous propose maintenant est si poignant, que je déroge aujourd’hui à mes règles.
Le sous-titre des planches de Patrick Chappatte (dessinateur du quotidien "Le Temps", Genève) est primordial et au cours de votre lecture gardez bien à l’esprit ces quelques mots introductifs : « Lecteur, oublie un moment le fracas des préjugés. Hamas-Israël, islamistes-sionistes. Je ne suis pas venu ici pour dire qui a commencé. Un seul souci m’a guidé sur ces routes dangereuses : rendre compte de ceux qui n’y peuvent rien : les civils »
Lien : [© Dans l’enclos de Gaza]