lundi 26 novembre 2012

Attaques - Ripostes / Israël - Bande de Gaza


- Réflexions relatives à la dernière opération israélienne sur Gaza, de l'opération plomb durci, ...-

Israël prétend répondre à l'envoi de roquettes …
Les Gazaouis affirment riposter à des raids aériens israéliens…

Chacun sans cesse, peut user de cet argument… Il ne sera d'ailleurs jamais ni juste ni faux, puisque cela fait des années que l'on va de répliques en ripostes ! 
Mais se poser la question : "qui de l'œuf ou de la poule était le premier ?" est tout simplement un non-sens.

La seule interrogation qui mériterait une complète attention consisterait à "trouver qu'elle est l'origine de cette spirale de violence ?"

Je ne vais pas là répondre en remontant le fil du temps sur des dizaines d'années, bien qu'une étude antérieure nous éclairerait beaucoup également (exodes massifs forcés de Palestiniens en 1948 puis 1967, déni des résultats des élections législatives palestinienne de 2006 par les pays européens et les Etats-Unis, etc…), prenons simplement en considération les données actuelles pour comprendre que pas un être humain ne resterait passif en proie à de telles conditions de vie. 
 
Voici quelques chiffres extraits d'un document de Nations Unies : (OCHA : United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) intitulé : FIVE YEARS OF BLOCKADE: THE HUMANITARIAN SITUATION IN THE GAZA STRIP

  • Depuis 2009, les forces israéliennes empêchent les pêcheurs d'accéder à des zones maritimes au-delà de trois miles nautiques de Gaza où se trouvent principalement les bancs de sardines. Cela a gravement détérioré les moyens de subsistance de 35.000 personnes.Sardines péchées en 2008 : 1983 tonnes
    Sardines péchées en 2011 : 383  tonnes
  • En l'an 2000 : 26000 personnes étaient autorisées à franchir le Check-Point d'Eretz, en l'an 2012 se chiffre tombe à 200 personnes
  • Les terres agricoles situées à moins de 500 mètres du mur de séparation sont totalement inaccessibles, tandis que l'accès aux terres jusqu'à 1500 mètres du mur est risqué en raison de fréquents "tirs de semonce" par l'armée israélienne. On estime ainsi que 75.000 tonnes métriques de produits sont perdues chaque année en raison de l'accès limité.
  • Les exportations gazaouis, via le check-point de Kerem Shalom sont passées de 4769 camions en 2007 à 134 camions en 2012.
  • Le blocus israélien entraîne une prolifération des tunnels, où des milliers de travailleurs risquent chaque jour leur vie. Le volume de matériaux de construction entrant dans les tunnels est quatre fois supérieur à celui transitant par les points de passage officiels.

Alors, non la question à se poser n'est pas de savoir, si le Hamas a commencé à tirer ou s'il s'agit plutôt d'une riposte. La question est de savoir si un jour Israël prendra conscience qu'en affamant, qu'en humiliant, qu'en enfermant 1,5 millions de personnes dans 360 km2 jamais aucune forme paix ne pourra être obtenue.

Les trêves pourront se multiplier, elles voleront toutes en éclats tant que la situation de Gaza restera ce qu'elle est.
Une chose semble dès lors clairement se dessiner, la question de savoir "qui attaque et qui riposte" est futile, la seule voie constructive permettant d'échapper à cette spirale de violence repose très clairement dans les seules mains d'Israël, puisque qu'état assiégeant…


Aucun commentaire: