jeudi 6 novembre 2008

Peindre la tolerance ...

Les colons sont venus jeudi 16 octobre 2008 à Ush Ghrab car ils espèrent y établir une colonie en bordure de la localité de Beit-Sahour elle même mitoyenne de Bethlehem. (voir article de ce blog : Manifestation pacifique à Ush Ghrab : Lien)
Cette fois, hamdoullila, ils ne sont pas restés, mais ils n’ont pas manqué d’inscrire sur les murs, leurs messages qui sont pour le moins explicites. Je vous laisse les consulter ci-dessous :

PEACE NO ! BUT ISRAEL YES ! FOREVER ISRAEL !


Je ne lis pas l’hébreux, mais l’on m’a indiqué que sur ce mur était écrit « ERETZ ISRAEL » soit « Le Grand Israël »… Une traduction depourvue de detour pourrait être la suivante : « Pas de Palestine ! »
Maintenant au travail, artisants de paix, faisons nous le devoir d'effacer ces injures à l'humanité ...

Et pourquoi ne pas ajouter quelques propos qui pourraient, ne sait-on jamais être des slogans d’une paix qu’ils ne souhaitent pour rien au monde (la preuve en est). Oui, ces messages de Palestiniens, ces messages venant des quatre coins du monde (aujourd’hui modestement représentés grâce aux quelques volontaires de toutes nations ici présents). Oui, nous écrirons ces messages qui malheureusement les excèdent, car ils sont de tolérance …





Main dans la main, nous avons oeuvrer ensemble, ... puisse cette entraide porter son message au delà des (du) mur(s) !

mardi 4 novembre 2008

Hébron ... ou le choix de l'occupation

Les violences des colons sont quotidiennes à Hébron, tout cela sous le regard complaisant de l’armée israélienne, quand ce n’est pas avec son aide explicite.
Les citoyens arabes de la vieille ville vivent en état de siège permanent, ne sachant jamais de quoi demain sera fait, ne sachant même si en ce lendemain ils pourront encore habiter leur maison, s’ils auront loisirs de sortir de celle-ci ou si en cas de besoin une ambulance pourra se rendre chez eux.
Les colons sont en ces lieux des seigneurs de guerre, ils ne craignent rien, ni personne … bien évidemment pas les Palestiniens, mais ils agressent également les journalistes documentant la situation [lien]. Cette semaine deux soldats israéliens ont été blessés par ces colons qui les ont accusés de se conduire : "comme les nazis en Pologne, il y a quelques dizaines d'années". [lien]
Chaque heure, chaque minute passées là-bas me répugne au plus haut point. Et cette lancinante question me dévore les sens : Comment pouvons-nous cautionner cela ?
Mais la chose qui m’étonne par dessus tout, c’est la patience et le courage des résidents, qui se résignent à ne pas fuire cet épicentre de la haine. Leur vie n’est que souffrances, dangers, ils n’ont nulles idées de ce dont leur lendemain sera fait, mais pour le pire ou pour le pire, ils restent … résistants anonymes, combattants pacifistes, cobayes de violence, boucs émissaires sempiternelles.

Ci-dessus quelques photos d’une manifestation dénonçant l’occupation de la ville :





Mais très vite les colons interviennent et commencent par envoyer leurs enfants faire un football devant le nez des manifestants ; ce pour signifier qu'ils font ce qu'ils veulent et que cette terre ils la considèrent comme leur.


Qui donne la consigne à qui ? Est-ce l'armée qui décide, ou peut être obéissent-ils à ces gens qu'ils craignent ?

Très vite les colons viennent faire face aux manifestants, les invectivent violemment. Bientôt les autorités, soucieuses de faire JUSTICE évacueront .................. les manifestants.


Voilà un exemple de ce que les colons avaient entrepris deux jours plus tôt. Tout un cimetière fut vandalisé les pierres tombales furent arrachées ou saccagées.

jeudi 30 octobre 2008

C'est donc cela qu'ils entendent par le mot : TOLERANCE

Il y a des jours où le comportement d'Israël m'amène des larmes aux yeux. Ce que nous pouvons y observer dépasse toute forme d’entendement. Comment un état qui se veut être un modèle peut accéder à de telles bassesses ? Voilà encore un exemple de l'ironie absolument écœurante dont peut faire preuve Israël : la municipalité de Jérusalem construit le "Musée de la Tolérance" sur un ancien cimetière musulman et exhume des corps pour ce fait...

Imaginez une seconde que la municipalité de Paris entreprenne ce genre de travaux au cœur d’un cimetière juif …
N'y a-t-il pas un nom que je me défends d'employer pour ce genre de politique ?
Voilà les liens pour ceux qui désirent plus d’information :

vendredi 24 octobre 2008

Cueillette d'olives à Tel Rumeida (Hébron)








Dans le but de protéger les paysans palestiniens des attaques des colons, de nombreux appels sont lancés auprès des internationaux pour cueillir les olives, certes, mais surtout pour être présent lors des travaux.
En effet, les violences exercées par les colons sont de plus en plus fréquentes et leur violence est à peine imaginable. Cependant, personne n’y échappe, bien sûr pas les Palestiniens premières victimes, mais récemment des internationaux ont été gravement blessés, des cas de violences sur policiers israéliens ont même été signalés (pour plus d’informations consultez les différents liens ci-dessous)
Ainsi, en ce vendredi 24 octobre 2008, une vingtaine de volontaires, se sont déplacés pour assister dans leur tâche les paysans d’Hébron (au sein du quartier de Tel Rumeida, colonie établie en plein centre ville). Les colons de Hébron ne craignent personne, pas même l’armée israélienne qui sans les soutenir directement, ne les empêche jamais de laisser libre cours à leur extrême violence.
A peine arrivé sur les lieux, la police nous laisse 5 minutes pour repartir, sous peine d’arrestation et commence à réquisitionner tous les passeports des personnes présentes. Dès lors, la pression va croissante, toute personne qui ose tendre la main vers les olives est réprimandée, on la somme d’arrêter. Les colons proches, nous épient, bien conscient que l’armée joue en leur faveur ils se contentent de cette présence de fort mauvaise augure.
Bientôt un policier nous présente un ordre militaire, disant que nous sommes en zone militaire fermée, qu’il est impératif que nous quittions immédiatement les lieux. Bien malgré nous nous devons nous y plier. Certes, nous tentons bien de leur demander d’assurer la protection des paysans locaux, ils acquiescent avec un sourire moqueur. Nous quittons les lieux sans grande illusion : l’état d’Israël protègera les colons exerçant leurs violences, et les terroristes resteront les hommes battus au sol.

Pour plus d’informations :
http://www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&ID=32714]
http://www.lapaixmaintenant.org/article1865
http://fr.news.yahoo.com/4/20081022/twl-po-palestiniens-olives-38cfb6d_1.html

vendredi 17 octobre 2008

Manifestation pacifique contre la colonisation à Ush Ghrab






Malgré toutes les déclarations israéliennes de cessation des activités de colonisation, il n’est pas un jour où les observations de terrain prouvent le contraire.

Ainsi jeudi 16 octobre 2008, un grand rassemblement en faveur de la création d’une nouvelle colonie à eu lieu à Ush Ghrab à proximité de Beit Sahour (commune mitoyenne de Bethlehem). Palestiniens et internationaux se sont rassemblés dans l’intention d’exprimer pacifiquement leur opposition à ce projet.
L’armée et la police spécialement déployées en cette journée pour protéger (ou soutenir ?) les actions des colons ont très vite bloqué la progression du cortège, puis ordonné son retrait.
Alors que les manifestants entamaient leur retour, des policiers particulièrement violents, ont saisi certains protagonistes. Nous avons alors assisté à des scènes de déferlement de violence absolument abjectes, car aucune résistance n’a été opposée aux forces en présence. 2 Palestiniens et 4 internationaux ont alors été appréhendés (certains eurent le visage plaqué au sol, d’autres furent traînés sur plus de 20 mètres sur des chemins pierreux, … )
3 heures plus tard, après avoir relevé l’identité des personnes appréhendées, 5 des 6 furent libérées, seul 1 britannique reste pour l’heure sous les verrous, car accusé de violence sur soldats. Chose qui bien évidemment est totalement absurde, au vu des rapports de force en présence.

Ainsi, pour protéger son entreprise coloniale, Israël (en violation complète du droit international et continuant son entreprise de mise à sac de tout processus de paix crédible) a appréhendé très violemment puis détenu 6 personnes manifestant pacifiquement.

Encore une fois, ce pays, fait preuve d’un soutien total et inébranlable aux activités de colonisation exercées en territoires palestiniens occupés.

[informations complémentaires sur :

dimanche 28 septembre 2008

En ce dernier vendredi de Ramadan

1 - Les autorités israéliennes ont décrété que tous les hommes de moins de 45 ans n’avaient pas le droit d’entrer dans Jérusalem.

2 - Les femmes de moins de 35 ans n’avaient pas le droit d’entrer dans Jérusalem. (Les enfants en bas âge sont tolérés)

3 - Plus de 3000 policiers étaient stationnés autour de la vieille ville de Jérusalem :
- De nouveaux barrages de contrôles étaient dressés au sein même de la ville.
- Plusieurs routes menant à la vieille ville ont été fermées. Les pèlerins qui sont les plus âgés (au vu des restrictions d’âge) et ayant donc souvent de grandes difficultés dans leurs déplacements devaient poursuivre leur route à pied.

4 - Dans toute la Cisjordanie, les contrôles des check-point étaient accentués.

5 - Cela fait la 8ème année consécutive que les Gazaouis sont dans l’impossibilité de se rendre sur l’esplanade.

En ce dernier vendredi de Ramadan (2)





dimanche 21 septembre 2008

3ème vendredi de Ramadan à Bethlehem

En ce troisième vendredi du mois saint du Ramadan, il a été quasiment impossible de documenter la situation au Check-point 300 de Bethlehem.
Visiblement Israël soucieux que l’on taise ses comportements modèles de "fine democracy" [Dixit : Mme la ministre de la justice Mme Rachida Dati : "It is spiritual, democratic, free. In fact, it has a fine democracy. Nobody restricted my objectives for this visit. I had a sense of freedom." --> http://www.haaretz.com/hasen/spages/1022580.html] a été particulièrement odieux envers les musulmans cherchant à rejoindre leur lieu de prière, mais également auprès des journalistes présents pour couvrir l’évènement.
Ainsi, en cette matinée, Israël a expressément illustré ce que signifiait pour elle liberté de la presse en confiscant la caméra et en menottant un journaliste de chez Reuters (qui malencontreusement a chu de l’autre côté de la barrière de béton).
J’ai moi même été pris à parti deux fois très fermement par des soldats.
Un premier qui m’a expressément demandé de quitter les lieux alors que je tentais de m’approcher du Check-point. Je m’éloignais, puis usais de mon téléobjectif, lorsque ce dernier revins à la charge pour me sommer de ne plus prendre de photos.
Plus tard à un autre endroit, deux soldats me hélèrent violemment parce que je documentais la situation. Un officier m’arrangea alors, me signalant que si je prenais encore une seule photo d’un de ses soldats il me briserait l’appareil photo. Puis par deux fois alors que je tentais de m’éloigner il continua de m’interpeller rageusement : « Come here ! come here ! » pour me questionner vaguement et surtout tenter de me dissuader de continuer ce travail de témoignage.

L’état d’Israël n’assumerait-il pas sa politique ségrégationniste ?

3ème vendredi de Ramadan à Bethlehem (2)









vendredi 12 septembre 2008

J'ai vu ...

J’ai vu des enfants pleurer,
des femmes crier de colère et de détresse,
des vieillards se faire bousculer.

Et des soldats ricaner …

J’ai vu des enfants perdus,
des regards de mères atterrées,
des croyants dépités.

Et des jeeps faire hurler leurs sirènes …

J’ai vu des femmes couvertes de sueur qui ne rompront leur jeûne qu’au crépuscule,
Des mains tendues pour ne pas faillir,
des plus faibles ployés sous les mouvements de foule.

Et Israël jouir de son statut d’éternelle victime …

Un vendredi de Ramadan (5)