jeudi 10 juillet 2014

Gaza - "Bordure protectrice" telle est le nom de l'opération - Et pourtant....

Israël frappe,
Objectif : faire cesser les roquettes !
L'opération "Plomb durci" – 2008 - même objectif…  
L'opération "Pilier de défense" – 2012 - même objectif…
Bien sûr celle de 2014 est la bonne … Pourriez-vous seulement émettre une réserve ?
C'est dommage, qu'aucun illustre conseillé de M. Netanyahu, n'ait songé à lui conseiller de lever le blocus qui étrangle des milliers de Gazouis. 
Car, il semble que la logique consistant à asphyxier un peuple, n'est guère de nature à produire des élans de paix et de compassion vis à vis du bourreau à la manœuvre … ou je ne m'abuse ?

Israël frappe pour combattre le Hamas :
1 enfant, 3 enfants, 5 femmes … D'ailleurs pourquoi encore compter ? Ce ne sont que des Gazaouis.
3 adolescents israéliens tués voilà l'incarnation de l'indignation légitime du monde. Pourquoi insister sur ce mot "légitime" ? Car en matière d'indignation la balance de l'empathie mondiale manque singulièrement d'équilibre. (lire à ce propos : Les trois adolescents israéliens et les trois mineurs palestiniens)
Alors, bienvenue aux déluges de feu sur Gaza. (Bien que le Hamas ait démenti son implication)
Mais, j'y pense, l'adolescent palestinien brûlé vif en représailles par des jeunes israéliens à Jérusalem, doit-il appeler au même déchaînement de violence ? Mahmoud Abbas pourrait-il appeler à bombarder la colonie de laquelle sont issus ces jeunes ?
Sont-ils moins terroristes ?  Leur violence est-elle moins terroriste ?
D'ailleurs, pourquoi sont-ils dénommés "extrémistes" plutôt que "terroristes". N'y a-t-il pas une singulière différence entre ces deux mots ? 

Cette affaire, a-t-elle fait fait résonner les souffles profonds d'appel à la sacrosainte "Justice" … étendard habituel d'une démocratie ?
Non ! 
C'est "vengeance" qui fut le cri de ralliement ! (1)

Que les roquettes n'aient tuées personne !
La France les condamnent fermement (2) (et comprenez bien que je ne les blâme pas de cela), quant aux pertes civiles palestiniennes, elles ne sont même pas évoquées. M Hollande, vous faites là un heureux qui va jusqu'à s'en féliciter : M. Netanyahu ! (3)
Qu'Israël tue des dizaines de civils terrés dans leurs demeures,
Et la France appelle : "à un maximum de retenue" (ah ! ) 
C'est quoi le maximum : 10 enfants ou 100 ? 12 femmes ou 18 ?
Peu importe, car le maximum est une valeur abstraite : "Pilier de défense (71 civils tués)" ou "Plomb durci (758 civils tués)"
De la retenue : "Bombes aux phosphores, attaques visant des civils, punitions collective" lors de l'opération Plomb Durci (Cf : Rapport du Juge GoldStone )

De la retenue, …
Un maximum de retenue, …

Puissent les habitants de Gaza ne jamais ouïr notre cynisme… 
Puissent-ils un jour vivre sans craindre que les murs de leurs demeures ne deviennent leurs tombeaux.




mercredi 29 janvier 2014

Libération de prisonniers palestiniens



La libération de prisonniers palestiniens des geôles israéliennes est censée témoigner de la "bonne volonté d'Israël"* lors des différents "processus de paix.

Il en va de même lors les négociations actuelles. Ainsi, à la fin du mois de décembre, Israël libérait 26 nouveaux prisonniers palestiniens (Lien – Liberation.fr - Israël libère 26 prisonniers palestiniens avant l’arrivée de Kerry)

Or, On estime à quelques 5 000 le nombre de Palestiniens détenus en Israël.

Les photographies ci-présentes, datent, du processus de Paix d'Annapolis.
Lors de ce lundi  03 décembre 2007, 429 Palestiniens furent libérés des geôles israéliennes dans un "geste censée donner un nouvel élan au processus de paix" lié au processus de paix d'Annapolis. (Lien – Le Monde.fr - Israël libère 429 prisonniers palestiniens)  
Ce jour était donc de fête pour nombre de familles de Bethlehem qui affluent jusqu'à noircir toute la place de la nativité.
Embrassades, effusions de joie, cris, pleurs, interviews, youyous, palabres, bises, gestes d'allégresse sont autant de témoignages de ces familles qui se retrouvent après avoir été séparées de leur proche ayant séjourné dans les prisons israéliennes.


* "bonne volonté" est certainement un terme bien trop complaisant, au vu du nombre de détenus emprisonnés sans aucun procès (détention administrative), au vu du fait qu'ils ont été jugé par des tribunaux militaires (qui ne garantissent nullement leurs droits), des réincarcérations qui vont suivre, de leur détention sur délation de personnes elles-mêmes soumisses à des tortures, etc… 




mardi 14 janvier 2014

Pourquoi l'évacuation des colons de Gaza n'est-elle que manoeuvre stratégique ?


Pourquoi j'affirmais-je à la fin de mon article précédent (Comment imaginer alors le retrait des implantations au cœur de la Cisjordanie?) que le retrait des colons de Gaza pouvait être une belle manœuvre stratégique ?
D'autant que différents journaux (citant Wikileaks) affirmaient dans le même temps que : "que Sharon, après Gaza, envisageait des retraits en Cisjordanie et des concessions sur Jérusalem-Est annexée, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat."

Je commencerai par évoquer les informations parues dans l'article : La mort d'Ariel Sharon relance la controverse sur son héritage politique (Lemonde.fr) mettant en exergue les informations révélées par Wikileaks :
Les colonies de Gaza ont bel et bien été démantelées, alors que celle de Cisjordanie non point. Sharon en avait-il l'intention, comme le mentionne Wikileaks, j'en doute et voilà pourquoi. Il serait impératif de savoir (car le LeMonde.fr n'étaye pas le contenu de ses échanges diplomatiques) d'où provenaient ces informations côté israélien car il est dit qu'il s'agissait "de messages échangés entre ambassade des Etats-Unis et le département d’Etat", soit deux protagonistes américains et aucun acteur israélien. Ensuite, il faut considérer que même si la source israélienne pouvait être identifiée, nous restons là dans le cadre d'échanges diplomatiques. Or tout jeu diplomatique, même non officiel reste tissé de promesses, de rapports de forces, etc…

Maintenant abordons le fond de ta question : Pourquoi dis-je : "que le retrait de Gaza à bien des égards pouvait paraître une belle manœuvre stratégique.", ce qui en d'autres termes revient à dire pourquoi avoir évacué Gaza si les intentions d'Ariel Sharon n'étaient pas de continuer sur cette lancée louable :

1) Une bonne part de la réponse se trouve dans un article que j'avais rédigé durant l'opération Plomb Durci (14 janvier 2009) – Intitulé : Mise en perspective – Quelles sont les véritables raisons de l’offensive de Gaza. J'y expliquais alors que cela fait fort longtemps qu'Israël souhaiterait se débarrasser le plus profondément possible de cette entité territoriale qu'est Gaza et ce pour plusieurs raisons :  
- Division durable de la Palestine en deux entités aux administrations différentes 
- Absence totale d’obligations d’Israël envers un territoire jugé hostile et sans intérêt
- Présence constante d’un ennemi menotté pour l’exemple et pour les revendications face aux états du monde …
Et Tout cela aurait été quasiment impossible avec 8000 colons à Gaza.

2) Ensuite, Israël, a toujours eu pour politique l'annexion d'un maximum de terres avec "la récupération" d'un minimum de populations arabes. Or, en imaginant que la solution à deux états soit le choix adopté, Israël ne souhaiterait nullement s'embarrasser de quelques 1,6 millions de Palestiniens pour "seulement" 8000 colons. Mieux valait enfermer, clôturer et mettre hors jeu cette bande de territoire de 360 km2.
Ce désengagement a ensuite permis le blocus strict. Comment imaginer une telle situation si les bus de colons avaient continué leurs allers-retours ?

3) Enfin, en 2004-2005 lors de l'évacuation des colons, Israël dont l'image a été passablement écornée par la seconde intifada, Israël dont les colonies ne cessent de croîtrent en Cisjordanie, Israël qui entreprend la construction du mur qualifié d'illégal par la justice internationale, tente de redorer son blason avec cette opération hyper-médiatisée.

lundi 13 janvier 2014

Comment imaginer alors le retrait des implantations au coeur de la Cisjordanie ?


Ariel Sharon restera à mes yeux tout à la fois l'artisan de la désastreuse invasion du Liban (1982) qui a eu pour conséquences les terribles massacres de Sabra et Chatila, mais aussi le champion hors pair de la colonisation.
Les colons israéliens, eux, que nous pourrions imaginer "satisfaisaient de sa politique", ne ménagent non plus pas leurs diatribes à son égard. Ainsi, son ancien conseiller Yaakov Katz, un des leaders historiques du Goush Emounim annonçait "L'histoire n'oubliera pas ses crimes contre le peuple juif". Le désengagement de Gaza leur reste, en effet, en travers de la gorge.

L'article : "ISRAËL - Mort d'Ariel Sharon : le goût amer des colons israéliens" permet de mesurer l'étendu de l'hostilité que nourrissent les colons à l'égard de ceux qui voudraient ralentir le processus de colonisation au sein des territoires palestiniens occupés*.

* Bien que je ne sois absolument pas certain d'Ariel Sharon ait eu cette intention, car le retrait de Gaza à bien des égards pouvait paraître une belle manœuvre stratégique.

samedi 21 décembre 2013

Refusons de soutenir l'économie de l'occupation...

Boycottons Israël

Les faits sont là :
-          Eau potable : un tiers des localités palestiniennes ne sont pas reliées au réseau et Israël prélèverait jusqu'à 1,8 fois la part d'eau qui lui revient selon les accords d'Oslo II, en 1995. (données de la banque mondiale) [AFP - Un géant néerlandais de l'eau rompt avec une société israélienne]
-          Destruction d'habitations : depuis le début de l'année, plus de 630 structures appartenant à des Palestiniens ont été démolies dans la zone C […] et à Jérusalem-Est, provoquant le déplacement de 1035 Palestiniens, 526 y compris les enfants. [ONU - L'ONU préoccupée par les démolitions de logements palestiniens en Cisjordanie]
-          Un million d'habitants de la bande de Gaza auront besoin d'une aide alimentaire en 2014 en conséquence du blocus aveugle régissant la bande de Gaza : près (source UNRWA) qui a lancé mercredi un appel pour lever 95 millions de dollars. [Challenge.fr - Un million de Gazaouis auront besoin d'aide alimentaire en 2014]
-          La construction dans les colonies, pourtant contraire au droit international et qui par son essence même empêche toute possibilité de fonder deux états séparés, ne "cesserait pas un instant" affirme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (19-12-2013) [LePoint.fr - Proche-Orient: les morts et le différend sur les colonies plombent le processus de paix]
Et je ne m'appesantis pas ici sur les restrictions de circulation, la construction illégale du mur, le droit des réfugiés, l'accès à Jérusalem, les prisonniers politiques, le contrôle des frontières, l'exploitation de la vallée du Jourdain, etc…

Aussi, certaines institutions, états, entreprises commencent à tirer les conclusions de cet état de fait et ne souhaitent plus que leurs noms soient associés à la politique d'apartheid menée par l'état d'Israël.

Quelques poignants exemples ont jalonné l'actualité récente :
-          Le géant de l'eau potable (Vitens) ayant récemment été accusé dans les médias néerlandais de discriminer l'accès à l'eau pour les Palestiniens a décidé d'arrêter sa collaboration avec la compagnie israélienne de distribution d'eau Mekorot. "Vitens a informé Mekorot de sa décision de mettre fin à leur collaboration", a indiqué Vitens dans un communiqué, expliquant être arrivé à "la conclusion qu'il était extrêmement difficile de travailler ensemble sur de futurs projets car ils ne peuvent être perçus séparément du contexte politique". "Vitens attache beaucoup d'importance à l'intégrité et adhère aux lois et réglementations nationales et internationales", a ajouté la société, se retenant toutefois d'en dire plus sur ce "contexte politique [AFP - Un géant néerlandais de l'eau rompt avec une société israélienne]
-          Fait très rare, mais qui tend à se généraliser, aux Etats-Unis une association regroupant plus de 5.000 professeurs et chercheurs américains a décidé de boycotter Israël pour protester contre la politique de l'Etat hébreu à l'égard des Palestiniens, une décision condamnée lundi par le Congrès juif mondial. [nouvelObs.Com - USA: une association d'universitaires décide de boycotter Israël]
Si la politique européenne, américaine et si nombres de sociétés privées s'appliquaient ces mêmes règles déontologiques, alors un parallèle pourrait être engagé avec le grand boycott organisé contre l'Afrique-du-Sud qui fut en partie responsable de l'effondrement du régime d'apartheid.

Notre ministre française de la justice, Christiane Taubira, interviewée par Médiapart à propos d'une circulaire condamnant toute incitation au boycott en France, déclarait "Moi, je pense personnellement que le boycott est un acte militant" tout en précisant bien qu'il fallait bien le dissocier de tous propos ou actions antisémites. [Médiapart  - Christiane Taubira et les discriminations en France: le boycott d'Israël].
Il est évident, qu'il ne faudrait surtout pas amalgamer une forme de boycott des Juifs (à condamner avec la plus grande ferveur) et un refus de soutenir une économie d'israélienne à l'origine d'une situation de discrimination et de violence caractérisée vis à vis des Palestiniens.

Et ce moyen d'action est loin d'être anodin, Israël sait parfaitement l'effectivité de cette arme, aussi des ministres israéliens ont adopté ce 15 décembre 2013 un projet de loi qui imposerait de dures sanctions aux associations de défense des droits de l'homme israéliennes qui soutiennent des campagnes de boycott du pays ou des accusations de crime de guerre contre ses soldats.

Nos choix de consommateurs et de citoyens sont des leviers légitimes,
Agissons,
Refusons d'être les financeurs de l'occupation,
Un jour les Palestiniens vous remercierons...


samedi 14 décembre 2013

Parallèles entre l'apartheid (d'Afrique-du-Sud) et l'occupation israélienne


Plusieurs parallèles intéressants ont été dressés ces derniers temps entre le temps l'ex-politique ségrégationniste d'Afrique du Sud et la politique israélienne. 

Notamment cet article (du Monde.fr) intitulé : "Nelson Mandela est mort mais l'apartheid est toujours vivant" qui nous rappelle : «Beaucoup pensent que l'utilisation du terme « apartheid » est exagérée voire outrageante pour l'Etat juif, mais ils oublient que l'apartheid prend des formes diverses héritées de la domination d'un groupe sur un autre ou sur plusieurs autres et aboutit à l'exclusion, la marginalisation, voire l'expulsion. L'apartheid n'est pas seulement le produit de l'occupation, il est le corollaire de la colonisation et de la volonté de se débarrasser d'un groupe de population en le cantonnant dans des endroits spécifiques ou des bantoustans afin de faire de la place à un autre groupe

Une autre approche intéressante développée au sein de l'article : "Marwan Barghouti, le nouveau Mandela?" (lepoint.fr) a été de comparer la lutte du dirigeant charismatique palestinien (incarcéré depuis 11 ans et devant purger 5 peines de prison à perpétuité) aux approches utilisées par Nelson Mandela dans sa lutte contre l'apartheid. De nombreuses similitudes sont observables entre les deux  dirigeants : militantisme très précoce, apprentissage studieux de la langue de l'oppresseur, ardent défenseur de la lutte pacifique (bien que légitimant tantôt des options de résistance plus dures), incarcérés au termes de procès inéquitables (dixit un rapport de rapport de la commission des droits de l'homme de l'Union interparlementaire) pour terrorisme, talent d'orateurs hors pair, prônant sans cesse la réconciliation, personne restées charismatiques malgré leurs emprisonnements,…

Je laisse la conclusion à Mme Isabelle Durant (vice-présidente du Parlement européen) : "un homme qui, de sa prison, joue et jouera, c'est certain, une fois libéré, un rôle majeur pour bouger les lignes et ouvrir de nouvelles relations avec Israël"

jeudi 12 décembre 2013

Il n'est pas possible d'accepter le sang spécial d'origine juive éthiopienne

Israël est certes le pays où tout Juif du monde pourra s'établir, il semble pourtant que tous les sangs ne soient pas crédités de mêmes valeurs.

Ainsi, en ce mercredi 11 décembre le don de sang de la députée noire d'origine éthiopienne Pnina Tamano-Shata a refusé par la l'organisation caritative israélienne Magen David Adom (société nationale du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge)
Une responsable de l'organisme, filmée et enregistrée par une caméra vidéo, a expliqué que « selon les directives du ministère de la santé, il n'est pas possible d'accepter le sang spécial d'origine juive éthiopienne ». 


lundi 2 décembre 2013

ONU dévoile ses archives audiovisuelles sur les réfugiés palestiniens de 1948 à nos jours


L'UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East) entreprend de faire connaître des milliers de documents (négatifs, tirages, diapositives, extraits de films) stockés dans ses archives.
Ainsi, ses employés ont commencé une mission de conservation et de numérisation et de publication des archives.

Ce travail est majeur et ne manquera pas de mettre en lumière certaines contre-vérités soutenues par Israël. Car encore aujourd'hui la question des réfugiés reste un des éléments les plus délicat du conflit israélo-palestinien et des deux côtés les récits historiques s'affrontent.

Plus d'informations à ce sujet (Source - nytimes.com) : Photographs Tell a History of Palestinians Unmoored

Et le site internet consacré à ces travaux : http://archive.unrwa.org/license/home/unrwa.do 
 

Quand Israël impose la contraception à ses Éthiopiennes

Le ministère israélien de la Santé a admis avoir pratiqué des injections d'un agent contraceptif aux Juives falashas immigrées. À leur insu. 



samedi 23 novembre 2013

Chuut on négocie !


Comme prévu, les négociations israélo-palestinienne vont accoucher du même constat, du même échec, de la même politique de faits accomplis israélienne (qui aura entre temps gagné 9 mois de colonisation intensive), c'est à dire une vaste plaisanterie !

Toute négociation est un rapport de force. Quand une entité (Israël) dispose de toutes les cartes, toutes les forces et que ne pèse sur ses épaules que de vagues remontrances qui ne débouchent jamais sur la moindre forme de conséquence et bien ce parti (que l'on qualifiera alors de tout puissant) ne lâche rien, c'est dans le logique même des choses. 
C'est ainsi que les mêmes causes accouchent des mêmes conséquences ! Israël le sait, joue ce jeux des négociations depuis des dizaines d'années ! Et pendant ce temps sur le terrain plus de colonies, plus de mur, moins d'eau, moins de respect des lois internationales… Mais grand silence à la tribune internationale : "chuuut, on négocie !!!"

Les Palestiniens semblent enfin tirer les conséquences de cette enième très très probable échec et s'acheminent (peut être, car les pressions européennes et américaines vont être très intenses) vers des démarches à l'ONU (que leur statu d'état non-membre leur permet de saisir).

Plus d'informations sur ce sujet : Négociations avec Israël : les Palestiniens attendent le coup de sifflet final (AFP par L'express.fr)

vendredi 22 novembre 2013

Gaza - Quand les égouts se déversent dans les rues faute de carburant

Etranglés économiquement, les habitants de Gaza n'ont plus que six heures d'électricité par jour. Les conséquences pour les hôpitaux, les morgues, la conservation des produits frais, l'enlèvement des ordures, le pompage de l'eau douce et des eaux usées, mais aussi pour l'éducation, bref pour la vie quotidienne des Gazaouis, deviennent chaque jour plus drastiques. [Lien - LeMonde.fr - Étrangles économiquement, les habitants de Gaza n'ont plus que six heures d'électricité par jour]

Ainsi, l'une des principales stations d'épuration des eaux usées avait arrêté de fonctionner, en raison de la pénurie d'électricité et de fioul qui frappe Gaza. Des coulées de boue fétide pénètrent depuis dans les cours et envahissent parfois le rez-de-chaussée des maisons.[Lien - LeMonde.fr - A Gaza, la pénurie d’énergie provoque une pollution et entrave le développement]
 

mardi 8 octobre 2013

35 % de PIB palestinien perdu en raison des restrictions israéliennes


D'après un rapport de la Banque mondiale (qui n'est pas connue pour être une force militante) « si les entreprises et les exploitations agricoles étaient autorisées à se développer en zone C (sous contrôle total d’Israël), cela ajouterait jusqu’à 35% au PIB palestinien ».
Et d'ajouter que : «Plus de la moitié de la terre de Cisjordanie (...) est inaccessible aux Palestiniens», le manque à gagner pour l’économie palestinienne est évalué à 3,4 milliards de dollars par an (2,5 milliards d’euros).

Au sein de cette zone les restrictions israéliennes sont drastiques : Il est quasiment impossible d'obtenir un permis de construire, d'accéder à des services éducatifs, de forer un puits (plus de 70% des villages dans la zone C ne sont pas raccordés au réseau d'eau), .
Pour de nombreuses informations complémentaires et une cartographie détaillée relative à la zone C : AREA C OF THE WEST BANK : KEY HUMANITARIAN CONCERNS (Source : UN - office for the Coordination of Humanitarian Affairs – occupied Palestinian territory) 


mardi 20 août 2013

Palestine : Pénuries d'eau


Avaaz (mouvement mondial en ligne donnant aux citoyens les moyens de peser sur les prises de décisions dans le monde) nous interpelle face au droit d'accès à l'eau pour le peuple palestinien qui souffre de drastiques restrictions et nous propose de soutenir sa campagne d'aide aux Palestiniens démunis face à cette situation catastrophique : Lien - Palestine:l'espoir de la non-violence

Pour plus d'informations vous pouvez consulter les sites :
 

- Et écouter l'émission de France-Inter : Bethléem, en Cisjordanie, souffre d'une pénurie d'eau

vendredi 21 juin 2013

L'union Européenne renonce à faire appliquer le droit international vis à vis des produits de la colonisation israélienne


Alors que l’importation des produits issus des colonies israéliennes est totalement prohibée par le droit international, l’Europe loin de rendre ces lois effectives, recule déjà devant une première mesurette permettant de rendre l’origine des produits visible pour  le consommateur. 
En effet, l’UE décide de reporter l'étiquetage des produits des colonies de Cisjordanie, or c’est une obligation légale visant à informer le consommateur de la provenance de ces produits.
Il semblerait que "Kerry et d'autres hauts responsables américains ont demandé à Mme Ashton et à son équipe, de même qu'à plusieurs Etats majeurs de l'UE, de reporter l'entrée en vigueur de cette mesure", affirme Haaretz.
"Selon deux diplomates européens, les Américains estiment que l'application de cette mesure maintenant risque de nuire aux efforts de relance des négociations entre les Palestiniens et Israël" [Source – LeMonde.fr - L'UE reporte l'étiquetage des produits des colonies de Cisjordanie]

Renoncer au droit international pour soit disant faire progresser le Xième processus de paix, n’est-ce pas un peu antagoniste ?
Il semble donc que l’Europe choisisse de continuer de supporter l’occupation israélienne par l'intermédiaire de l’économie de la colonisation pour favoriser le processus de paix !!!

Car il faut savoir que chaque année les importations européennes en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie représentent quinze fois plus que celles venant du reste du territoire palestinien occupé. [Source – LaVie.fr - Commerce avec les colonies israéliennes : la responsabilité européenne]


jeudi 20 juin 2013

Un rapport dénonce le traitement infligé aux jeunes Palestiniens


N'étant pas pour l'heure en mesure de rédiger des articles (car sur les routes du monde), je souhaite pourtant continuer à dénoncer l'occupation israélienne et ses horreurs. 
Je partagerai donc certains articles : 

Ainsi dans ce rapport on peut lire : "Les enfants palestiniens arrêtés par les militaires et la police (israéliens) sont systématiquement soumis à des traitements dégradants, et souvent à des actes de torture. Ils sont interrogés en hébreu, une langue qu'ils ne comprennent pas, et signent leurs aveux en hébreu afin d'être relâchés" Source : Nouvelobs : Lien
 
Ou encore : "Chaque année, ce sont 700 enfants ou mineurs Palestiniens, âgé de 12 à 17 ans, qui ont arrêtés, interrogés et détenus par les forces armées ou de police israéliennes. Au cours des 10 années passées, 7 000 enfants ou mineurs ont ainsi fait l’objet d’interrogatoires et de poursuites, soit une moyenne de 2 par jour. L’analyse de nombreux cas par l’UNICEF a permis de mettre en évidence des pratiques qui relèvent de traitements cruels, inhumains ou dégradants au sens de la convention des droits de l’enfant et de la convention contre la torture." Source : AgoraVox : Lien

Et le lien vers le rapport en question : Children in Israeli military detention by UNICEF